Souvenirs envahissants • Évitement • Hypervigilance • Cauchemars • Réactions corporelles • Sentiment d'insécurité • Déclencheurs • Détachement • Peur • Colère • Culpabilité • Difficultés relationnelles •
Qu'est-ce qu'un traumatisme ?
Un événement difficile ne devient pas nécessairement un traumatisme. Comprendre ce qui peut laisser une trace durable permet déjà de mieux distinguer l'événement de ses conséquences.
Les différentes formes de traumatismes
Un traumatisme peut être lié à un événement unique, à des expériences répétées ou à des situations vécues dans la durée. Ses formes et ses contextes sont multiples.
Quand le passé agit encore
Certaines situations du présent peuvent réactiver des émotions, des sensations ou des réactions de protection liées à une expérience passée, parfois sans que le lien soit immédiatement évident.
Les traces du traumatisme
Les conséquences d'un traumatisme ne prennent pas toujours la forme d'un souvenir qui revient. Elles peuvent aussi se manifester dans les émotions, le corps, les comportements ou les relations.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ?
Face à une expérience comparable, chacun peut réagir différemment. Certaines difficultés peuvent également apparaître ou devenir plus présentes longtemps après ce qui a été vécu.
Avancer en sécurité
Travailler sur un traumatisme ne signifie pas commencer immédiatement par ce qui est le plus difficile. Préparation, ressources et rythme de chacun font pleinement partie de l'accompagnement.
EMDR et hypnose : quelle place ?
L'EMDR et l'hypnose peuvent intervenir à différents moments et répondre à des besoins différents. Leur utilisation dépend de votre histoire, de vos ressources et de l'objectif du travail.
Quand consulter ?
Lorsque ce qui a été vécu continue à peser sur le présent, à limiter certains choix ou à altérer le sentiment de sécurité, il peut être utile de se faire accompagner.
Qu'est-ce qu'un traumatisme ?

Ce n'est pas seulement ce qui s'est passé, mais ce qui en reste
Lorsque l’on parle de traumatisme, on pense souvent à des événements particulièrement graves : accident, agression, attentat, catastrophe, violences… Pourtant, la gravité apparente d’un événement ne suffit pas, à elle seule, à déterminer s’il laissera ou non des conséquences traumatiques.
Un événement peut être extrêmement difficile, bouleversant ou douloureux sans nécessairement devenir un traumatisme. À l’inverse, certaines expériences dont l’impact est moins évident pour l’entourage peuvent laisser des traces durables.
C’est pourquoi il est utile de distinguer l’événement potentiellement traumatique de ses conséquences pour la personne qui l’a vécu.
Une expérience qui déborde les capacités à faire face
Au moment d’une expérience menaçante ou profondément déstabilisante, notre organisme mobilise ses mécanismes de protection. Fuir, lutter, se figer, se couper momentanément de certaines sensations ou émotions : ces réactions ne sont pas des choix réfléchis. Elles participent à notre capacité à faire face à ce qui est en train de se produire.
Dans de nombreuses situations, une fois le danger passé, ces réactions s’apaisent progressivement et l’expérience trouve sa place parmi les autres souvenirs.
Mais il arrive que quelque chose reste comme non résolu : certaines situations, sensations, émotions ou perceptions continuent alors à provoquer dans le présent des réactions liées à ce qui a été vécu.
Le problème n’est donc pas seulement que quelque chose de difficile ait eu lieu. C’est que, d’une manière ou d’une autre, une partie de ses effets continue à se manifester alors que la situation appartient au passé.
Un même événement, des conséquences différentes
Deux personnes exposées au même événement ne développeront pas nécessairement les mêmes réactions. Cela ne signifie ni que l’une est plus forte, ni que l’autre est plus fragile.
L’âge, l’histoire personnelle, la durée ou la répétition de l’exposition, le sentiment de contrôle ou d’impuissance, les ressources disponibles au moment des faits, mais aussi le soutien et l’environnement après l’événement peuvent notamment influencer la manière dont une expérience est traversée et intégrée.
C’est aussi pourquoi on ne peut pas conclure à l’existence d’un traumatisme à partir du seul événement, pas plus qu’à partir d’un symptôme isolé.
Comprendre ce qui se passe demande de considérer dans leur ensemble : la personne, son histoire et ce qu’elle vit aujourd’hui.
Les différentes formes de traumatismes
Un traumatisme n'est pas toujours lié à un événement unique
L’image que l’on se fait spontanément d’un traumatisme est souvent celle d’un événement brutal et identifiable : un accident, une agression, une catastrophe, un attentat… Quelque chose dont on pourrait dire précisément : « c’est arrivé à ce moment-là ».
C’est effectivement l’une des formes que peut prendre une expérience traumatique. Mais ce n’est pas la seule.
Certaines personnes ont été confrontées non pas à un événement unique, mais à des expériences répétées ou prolongées : violences physiques, psychologiques ou sexuelles, maltraitance, harcèlement, exposition durable à une situation menaçante, contexte de guerre…
Dans ces situations, il n’y a pas nécessairement un seul souvenir ou un seul moment autour duquel s’organise ce qui reste à travailler. La durée, la répétition et l’impossibilité parfois d’échapper à la situation font également partie de l’histoire.
Certaines expériences traumatiques peuvent aussi se construire très tôt, dans les relations dont l’enfant dépend pour sa sécurité et son développement.
Lorsque la personne dont l’enfant attend protection et réconfort est également, de manière répétée, source de peur, d’imprévisibilité ou de profonde insécurité, la situation est particulière : celui dont il faudrait pouvoir se rapprocher pour être protégé peut aussi être celui dont il faut se protéger.
C’est notamment dans ce champ que l’on rencontre la notion de traumatisme d’attachement.
Pour autant, un attachement insécure ou des difficultés dans les relations familiales ne suffisent pas, à eux seuls, à caractériser un traumatisme d’attachement. Ces notions doivent être distinguées et replacées dans l’histoire singulière de chaque personne.
Il existe encore d’autres situations. Certaines personnes peuvent être affectées par l’exposition répétée à la souffrance ou aux récits traumatiques d’autrui, notamment dans certains métiers du soin, du secours, de la sécurité ou de l’accompagnement.
Les proches peuvent également être profondément touchés par ce qu’a vécu une personne qu’ils aiment.
Catastrophes naturelles, attentats, conflits armés ou événements collectifs posent encore d’autres questions : une même situation peut concerner simultanément de nombreuses personnes, tout en laissant chez chacune des traces différentes.
Traumatismes ponctuels ou répétés, simples ou complexes, traumatismes vicariants, d’attachement, situations traumatiques encore en cours… plusieurs classifications et concepts permettent de décrire des réalités très différentes.
Ces catégories ne constituent pas toutes une classification unique et universelle. Elles permettent surtout de mieux considérer la nature de l’exposition, sa durée, sa répétition, son contexte et ses conséquences.
Il ne s’agit pas d’enfermer une personne dans une catégorie, mais de mieux comprendre son histoire pour déterminer comment — et dans quel ordre — l’aborder en sécurité.
Pour aller plus loin :
Les différents types de traumatismes : comprendre les classifications
→ Article à venir
QUAND LE PASSÉ AGIT ENCORE
Quand le présent réactive ce qui appartient au passé
Il arrive qu’une situation apparemment banale provoque une réaction beaucoup plus intense que ce que le présent semble justifier : une peur soudaine, une envie de fuir, une tension dans le corps, une colère, un sentiment d’insécurité ou, au contraire, l’impression de ne plus rien ressentir.
Parfois, le lien avec ce qui a été vécu est évident. Parfois, il ne l’est pas du tout.
Une odeur, un bruit, une phrase, un lieu, une proximité physique, une attitude, une date ou même une sensation corporelle peuvent rappeler certains éléments d’une expérience passée. Ce rappel n’a pas nécessairement besoin d’être conscient pour qu’une réaction apparaisse.

Savoir que « c'est fini » ne suffit pas toujours
On peut parfaitement savoir, rationnellement, que la situation actuelle n’est pas dangereuse et constater pourtant que le corps, les émotions ou certains comportements réagissent comme si quelque chose devait encore être anticipé ou évité.
Ce décalage peut être particulièrement déroutant :
« Je sais qu’il ne va rien se passer, alors pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? »
La réaction n’est pourtant ni absurde ni volontaire. Elle peut avoir du sens lorsqu’on la replace dans ce que la personne a vécu et dans les mécanismes de protection qui ont été mobilisés à ce moment-là.
Un déclencheur n'est pas toujours un souvenir
Réactiver une expérience passée ne signifie pas nécessairement revoir mentalement la scène ou penser consciemment à ce qui s’est produit.
Cela peut prendre la forme d’une sensation, d’une émotion, d’une réaction corporelle ou d’une impulsion à agir : s’éloigner, vérifier, se protéger, se figer, éviter une situation…
Le présent peut alors réactiver une réponse de protection mise en place dans un autre contexte, à un autre moment.
L’enjeu du travail thérapeutique sera notamment de permettre progressivement de mieux différencier ce qui appartient au passé de ce qui se passe réellement aujourd’hui.
LES TRACES DU TRAUMATISME
Un traumatisme ne revient pas toujours sous la forme d'un souvenir
Lorsque l’on imagine les conséquences d’un traumatisme, on pense facilement à des images qui reviennent, des cauchemars ou au souvenir précis d’un événement qui s’impose.
Ces manifestations existent. Mais ce qui a été vécu peut aussi continuer à produire des effets sans revenir sous la forme d’un souvenir clairement identifiable.
La personne peut même parfois ne faire aucun lien entre certaines difficultés actuelles et une expérience passée.
Dans le corps et les émotions
Tensions, accélération du rythme cardiaque, sursauts, difficultés à se détendre, peur, colère, honte, culpabilité, impression d’être constamment sur ses gardes ou, au contraire, sentiment d’être coupé de certaines émotions…
Le corps et les émotions peuvent continuer à réagir à ce qui est perçu comme une menace, même lorsque la personne ne pense pas consciemment à l’événement.
Dans les comportements et les stratégies de protection
Éviter certains lieux ou certaines situations, avoir besoin de contrôler ou de vérifier, anticiper constamment, rester à distance, chercher au contraire à ne jamais être seul…
Certains comportements qui semblent aujourd’hui contraignants ont parfois eu — ou ont encore — une fonction de protection.
Les comprendre ainsi ne signifie pas qu’il faut les conserver. Cela permet de sortir d’une lecture en termes de manque de volonté ou de comportement « irrationnel ».
Dans le rapport à soi et aux autres
Certaines expériences peuvent également modifier la manière dont une personne se perçoit, perçoit les autres ou envisage les relations : difficulté à faire confiance, sentiment de vulnérabilité, besoin de rester en alerte, culpabilité, honte ou croyances négatives sur soi.
Ces conséquences peuvent être particulièrement présentes lorsque les expériences ont été répétées ou se sont produites dans un contexte relationnel.
Une trace n'est pas une preuve
Aucune de ces manifestations, prise isolément, ne permet d’affirmer qu’une personne a vécu un traumatisme.
L’objectif n’est donc pas de parcourir une liste pour se reconnaître dans un diagnostic, mais de pouvoir se demander : qu’est-ce qui se passe aujourd’hui, depuis quand, dans quelles situations, et comment cela s’inscrit-il dans mon histoire ?
POURQUOI MAINTENANT ? POURQUOI MOI ?
Pourquoi certaines difficultés apparaissent-elles longtemps après ?
Les conséquences d’une expérience difficile ne se manifestent pas nécessairement immédiatement.
Pendant un temps, il peut avoir fallu tenir, agir, protéger, travailler, s’occuper des autres ou simplement continuer à avancer. Certaines réactions peuvent aussi avoir été présentes dès le départ sans être identifiées comme liées à ce qui s’était passé.
Puis quelque chose change.
Une nouvelle période de vie, une séparation, une naissance, un deuil, une maladie, une situation professionnelle, une rencontre, un événement qui rappelle certains éléments du passé… peuvent rendre plus visibles des difficultés jusque-là contenues ou compensées.
Le fait qu’une réaction apparaisse tardivement ne signifie donc pas nécessairement que le traumatisme vient de se produire.
Pourquoi maintenant ?
Il n’existe pas toujours un élément précis permettant de répondre à cette question.
Parfois, une situation actuelle réactive clairement quelque chose du passé. Parfois, ce sont les ressources disponibles qui ont changé, une accumulation de tensions, ou des stratégies qui permettaient jusque-là de faire face et qui ne suffisent plus de la même manière.
Et parfois, le lien ne peut pas être établi immédiatement.
L’objectif n’est pas de fabriquer une explication à tout prix, mais de comprendre progressivement ce qui se passe aujourd’hui et ce qui peut l’entretenir.
Pourquoi moi ?
Face à un même événement, les réactions peuvent être très différentes.
Cela ne dit rien de la force, du courage ou de la fragilité d’une personne.
L’histoire antérieure, l’âge au moment des faits, leur durée ou leur répétition, le sentiment d’impuissance, les possibilités d’agir ou de fuir, le soutien reçu, ce qui s’est passé ensuite et les ressources disponibles peuvent notamment influencer la manière dont une expérience est traversée.
Deux personnes peuvent donc vivre la même situation sans vivre intérieurement la même expérience.
Et parfois, la question change
Au début, on cherche souvent à comprendre :
« Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? »
Cette compréhension peut être importante. Mais elle n’exige pas nécessairement de retrouver une cause unique, un souvenir précis ou une explication parfaite avant de pouvoir avancer.
La question peut progressivement devenir :
« Qu’est-ce qui continue à me mettre en difficulté aujourd’hui, et de quoi ai-je besoin pour pouvoir retrouver davantage de sécurité ? »
AVANCER EN SÉCURITÉ
Travailler sur un traumatisme ne signifie pas commencer par le revivre
La crainte de devoir raconter immédiatement ce qui s’est passé, de replonger dans des souvenirs douloureux ou de perdre le contrôle peut parfois freiner la démarche de consultation.
Pourtant, un accompagnement du traumatisme ne commence pas nécessairement par le souvenir traumatique lui-même.
Avant de travailler sur ce qui a été vécu, il est important de comprendre ce qui se passe aujourd’hui, d’évaluer les ressources disponibles et de s’assurer que les conditions permettent d’aborder progressivement ce qui doit l’être.
D'abord, comprendre où vous en êtes
Les premiers temps permettent notamment de comprendre ce qui vous amène, ce qui vous met actuellement en difficulté, votre histoire, mais aussi ce qui vous aide déjà à faire face.
Certaines personnes disposent de nombreuses ressources mais ne parviennent plus à les mobiliser dans certaines situations. Pour d’autres, une étape de stabilisation et de renforcement des ressources sera nécessaire avant d’aller plus loin.
Le point de départ n’est donc pas le traumatisme. C’est la personne telle qu’elle se présente aujourd’hui.
Préparer avant de traiter
Lorsqu’un travail sur une expérience traumatique est envisagé, la préparation fait partie intégrante de l’accompagnement.
Cela peut notamment passer par l’identification de ressources, l’apprentissage de moyens permettant de retrouver davantage d’apaisement ou de stabilité, et la capacité à repérer ce qui se passe lorsqu’une activation devient trop importante.
Cette étape n’est pas du temps perdu avant de commencer « le vrai travail ».
Elle fait partie du travail.
Avancer au rythme de ce qui est possible
Certaines expériences pourront être abordées relativement rapidement. D’autres nécessiteront davantage de temps.
Parfois, il faudra interrompre momentanément un travail, revenir aux ressources, modifier l’ordre dans lequel certaines expériences sont abordées ou décider qu’un élément n’est pas encore accessible.
Ce n’est pas un échec ni un retard à rattraper.
L’objectif n’est pas d’aller vite. C’est de pouvoir avancer en sécurité, au rythme de ce qui peut être abordé.
Vous n'avez pas à tout raconter pour être accompagné
Certaines expériences sont difficiles à raconter. D’autres ne peuvent pas encore être mises en mots. Et certaines personnes ne souhaitent simplement pas entrer immédiatement dans tous les détails de ce qu’elles ont vécu.
Le travail thérapeutique nécessite des informations permettant de comprendre et d’accompagner ce qui se passe, mais il ne suppose pas de livrer d’emblée un récit exhaustif de son histoire.
Ce qui peut être abordé, la manière de l’aborder et le moment où cela devient possible font eux aussi partie de l’accompagnement.
En matière de traumatisme, la sécurité n'est pas une précaution ajoutée au travail thérapeutique. Elle en fait partie.
EMDR ET HYPNOSE : QUELLE PLACE ?
L'outil vient après la compréhension de ce qui doit être travaillé
Lorsqu’une personne consulte pour les conséquences d’une expérience traumatique, la question n’est pas d’abord de savoir s’il faut « faire de l’EMDR » ou « faire de l’hypnose ».
Le choix de l’approche dépend de ce qui se passe aujourd’hui, de l’histoire de la personne, de ses ressources et de l’objectif du travail.
L’EMDR et l’hypnose peuvent intervenir à différents moments de l’accompagnement. Elles ne répondent pas nécessairement aux mêmes besoins et leur place peut évoluer au fil des séances.
EMDR
L'EMDR : travailler sur ce qui reste actif
L’EMDR peut être particulièrement indiqué lorsqu’une expérience passée continue à produire des réactions dans le présent.
Le travail ne consiste pas à effacer ce qui s’est passé ni à oublier un événement. Il vise à permettre que ce qui appartient au passé puisse progressivement être vécu comme appartenant réellement au passé, avec une diminution de la charge émotionnelle et des réactions qui lui restent associées.
Mais, comme nous venons de le voir, le retraitement n’est qu’une partie de l’accompagnement. Il intervient lorsque les conditions permettent de le faire suffisamment en sécurité.
Hypnose thérapeutique
L'hypnose : mobiliser des ressources et travailler autrement
L’hypnose peut avoir une autre place dans l’accompagnement.
Elle peut notamment être utilisée pour travailler autour des ressources, de l’apaisement, de certaines sensations ou représentations, ou accompagner des difficultés associées qui ne nécessitent pas nécessairement un retraitement traumatique.
Elle peut ainsi intervenir avant, pendant ou indépendamment d’un travail EMDR, selon les besoins de la personne.
Le choix de la méthode se construit à l'issue d'une rencontre et d'un temps d'échange, en tenant compte de votre histoire, de votre rythme, de vos ressources et de vos objectifs.
DES EXPÉRIENCES ET DES CONTEXTES DIFFÉRENTS
Les expériences traumatiques peuvent prendre des formes très différentes
Un traumatisme peut être lié à un événement unique, à des expériences répétées, à une relation, à des violences ou encore à l’exposition à ce qu’ont vécu d’autres personnes.
Ces différentes situations ne produisent pas nécessairement les mêmes conséquences et ne s’abordent pas toutes de la même manière. Ces rubriques permettent d’en approfondir certains aspects et seront progressivement enrichies de nouveaux articles.
Traumatisme ponctuel ou répété, simple ou complexe, traumatisme en cours… Derrière un même mot se trouvent des expériences et des réalités très différentes.
À découvrir dans cette rubrique : les classifications des traumatismes, leurs particularités et les repères permettant de mieux comprendre ce qui les différencie.
Un traumatisme peut laisser des traces très différentes : hypervigilance, évitement, réactions émotionnelles ou corporelles, déclencheurs, cauchemars, dissociation…
À découvrir dans cette rubrique : comment ces réactions peuvent se manifester et ce que l’on comprend aujourd’hui des mécanismes qui les entretiennent.
Certaines expériences surviennent très tôt, parfois au sein même des relations dont l’enfant dépend pour sa sécurité et son développement.
À découvrir dans cette rubrique : attachement, traumatisme d’attachement, expériences relationnelles précoces et conséquences possibles au cours du développement et à l’âge adulte.
Violences psychologiques, physiques ou sexuelles, emprise, agressions… Les conséquences ne sont ni identiques ni toujours immédiatement visibles.
À découvrir dans cette rubrique : les différents contextes de violence, leurs mécanismes et certaines réactions qui peuvent apparaître pendant ou après ce qui a été vécu.
Être régulièrement confronté à la souffrance, aux récits ou aux conséquences d’événements traumatiques peut également avoir un impact sur ceux qui accompagnent, soignent, secourent ou protègent.
À découvrir dans cette rubrique : traumatisme vicariant, traumatisation secondaire et conséquences possibles de certaines expositions professionnelles ou répétées.
Catastrophes naturelles, attentats, conflits armés, déplacements forcés ou événements collectifs confrontent parfois des groupes entiers à des situations potentiellement traumatiques.
À découvrir dans cette rubrique : les particularités de ces expositions collectives et la diversité des conséquences possibles pour les personnes qui les traversent.
QUAND CONSULTER ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne insupportable
On peut parfois vivre longtemps avec certaines difficultés. On s’adapte, on évite certaines situations, on contrôle davantage, on compose avec des réactions que l’on finit presque par considérer comme faisant partie de soi.
Consulter peut devenir pertinent lorsque ce qui a été vécu continue à peser sur le présent, à limiter certains choix, à modifier le rapport à soi ou aux autres, ou à altérer durablement le sentiment de sécurité.
Il n’est pas nécessaire de savoir précisément d’où vient une difficulté, ni même d’être certain qu’elle est liée à un traumatisme, pour venir en parler.
Quelques raisons qui peuvent amener à consulter
On peut notamment ressentir le besoin d’être accompagné lorsque :
- certaines réactions semblent disproportionnées ou difficiles à comprendre ;
- des situations, des lieux ou des relations sont régulièrement évités ;
- le corps ou les émotions semblent rester en état d’alerte ;
- certains souvenirs, images ou sensations continuent à s’imposer ;
- une expérience ancienne paraît encore influencer la vie actuelle ;
- quelque chose qui était jusque-là supportable devient plus difficile à contenir ;
- ou simplement lorsque les stratégies qui permettaient jusque-là de faire face ne suffisent plus.
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris ce qui vous arrive
La première rencontre sert justement à faire le point sur ce que vous vivez aujourd’hui, votre histoire, vos ressources et ce que vous souhaitez voir changer.
Il ne s’agit pas d’arriver avec un diagnostic, ni de savoir à l’avance quelle méthode serait la plus adaptée.
C’est à partir de cet échange que peut se construire, lorsqu’un accompagnement est indiqué, une manière de travailler qui tienne compte de votre situation et de votre rythme.
PRENONS LE TEMPS D'EN PARLER
Ce qui vous entrave aujourd’hui peut changer.
Si certaines difficultés prennent aujourd’hui trop de place dans votre quotidien, vos relations, vos choix ou votre sentiment de sécurité, c’est à partir de ce que vous vivez maintenant que nous pouvons commencer à travailler.
Votre histoire pourra être explorée lorsqu’elle permet de mieux comprendre ce qui se passe ou lorsqu’il devient utile de travailler sur certaines expériences passées. Mais le point de départ reste ce qui vous amène aujourd’hui et ce que vous souhaitez voir changer.
Si vous souhaitez échanger sur votre situation ou débuter un accompagnement, vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne.
Tarifs, déroulement des séances, téléconsultation, questions fréquentes… Retrouvez toutes les informations pratiques avant votre premier rendez-vous.

