Pourquoi ces ressources ?

Comprendre ce que l’on traverse, trouver des mots pour en parler et savoir vers qui se tourner : c’est dans cette intention que je partage ces ressources.
Mon engagement citoyen de secouriste en santé mentale et mon activité au cabinet s’exercent dans des cadres différents. Ils nourrissent une même attention : accueillir la parole, partager des repères accessibles et soutenir la démarche vers une aide adaptée.
Vous pouvez parcourir ces articles pour vous-même ou pour mieux comprendre ce que vit un proche, sans avoir nécessairement un projet de consultation.
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L’accueil au cabinet : un lieu, une rencontre et la place de chacun
À quoi ressemble concrètement un rendez-vous chez Féliz’Hypnose ?
Je vous ouvre les portes du cabinet et partage ma façon de concevoir l’accueil, le cadre, le consentement et la place de chacun dans l’accompagnement.
Secouriste en santé mentale : un engagement citoyen qui fait écho à ma posture d’accompagnement
On découvre souvent un professionnel à travers les approches qu’il propose ou les difficultés pour lesquelles on peut le consulter. Une autre question compte aussi : quelle place aurai-je dans cette rencontre ? Pourrai-je exprimer mes attentes, mes hésitations et ce qui est important pour moi ?
Sur ce site, je parle d’hypnose, d’EMDR et des différents motifs qui conduisent à demander un accompagnement. Je souhaite aujourd’hui aborder mon engagement de secouriste en santé mentale : ce qu’il signifie dans la vie citoyenne et les échos que j’y retrouve dans ma posture au cabinet. Ces deux cadres ont leurs fonctions propres. Ils se rejoignent dans l’importance que j’accorde à l’écoute, au respect des choix et à l’accès à une aide adaptée.
Oser aller vers une personne en difficulté
Dans la rue, dans les transports ou dans un lieu public, il arrive de croiser quelqu’un qui pleure, paraît désorienté ou manifeste une forte agitation. Ces signes peuvent attirer notre attention sur une difficulté ; ils ne permettent pas de conclure à un trouble psychique. Nous ignorons son histoire et ce qui se passe à cet instant.
Face à quelqu’un que nous ne connaissons pas, l’hésitation est réelle. Comment engager le contact ? Que dire ensuite ? La crainte de déranger ou de mal agir peut nous conduire à poursuivre notre chemin alors que nous avons repéré une difficulté.
💬 « Je vois que quelque chose ne va pas, mais je ne sais pas comment aller vers elle ou vers lui. »
La formation aux Premiers secours en santé mentale apporte des repères pour dépasser cette hésitation et proposer un premier soutien. Pour moi, cet engagement citoyen comprend précisément cette disponibilité à aller vers quelqu’un que je ne connais pas, avec discernement. Il s’agit d’engager un contact respectueux, d’accueillir la réponse et de chercher un relais selon la situation.
🚨 Aller vers l’autre implique de tenir compte de sa sécurité et de la nôtre. Lorsqu’un contact direct présente un danger, solliciter les secours est une manière d’aider. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.
Mon activité professionnelle m’amène à recueillir des confidences, mais cet engagement dépasse le cabinet. Dans la vie quotidienne, ma place de secouriste est celle d’un premier soutien et d’un relais vers une aide adaptée.
Comprendre les cinq composantes d’AÉRER©
AÉRER© est le plan d’action enseigné dans la formation aux Premiers secours en santé mentale. Ses lettres offrent des repères pour articuler le contact, l’écoute et l’accès au soutien. Elles rappellent aussi que l’aide citoyenne comprend l’orientation vers des professionnels et la recherche d’autres appuis.
A — Approcher la personne, évaluer et assister en cas de crise
Le premier contact demande de tenir compte de la situation et de la sécurité de chacun. Approcher, c’est ouvrir la possibilité d’un échange, avec une attitude respectueuse et attentive. La formation apporte des repères pour reconnaître une situation préoccupante et rechercher l’aide appropriée.
É — Écouter activement et sans jugement
Écouter consiste à accueillir ce qui est exprimé et à chercher à le comprendre. Les questions et la reformulation permettent de préciser ce que l’on entend, tout en laissant à notre interlocuteur la possibilité de raconter son vécu avec ses propres mots.
R — Réconforter et informer
Reconnaître la souffrance et prendre au sérieux ce qui est confié sont des façons d’apporter du réconfort. Partager des informations fiables sur les possibilités de soutien peut également ouvrir des perspectives, sans promettre un résultat ni minimiser la difficulté.
E — Encourager à aller vers des professionnels
Le secouriste est un passeur. Son rôle est de soutenir une démarche de demande d’aide, en tenant compte des hésitations et des obstacles rencontrés. Il accompagne le chemin vers les interlocuteurs compétents, en favorisant autant que possible la participation et les choix de celui ou celle qu’il soutient.
R — Renseigner sur les autres ressources disponibles
L’entourage, les associations et les autres ressources de soutien peuvent également constituer des appuis. Il s’agit de faire connaître ces possibilités et d’aider à identifier celles qui correspondent à la situation, en complément de l’aide professionnelle lorsqu’elle est nécessaire.
📌 Ce plan relève des premiers secours. Sa mise en œuvre s’apprend en formation ; cette présentation ne constitue ni une formation ni un protocole thérapeutique.
Au cabinet, la démarche est engagée et la confiance se construit
Lorsque vous venez me consulter, vous avez déjà franchi une étape : demander de l’aide. Vous l’avez fait de votre propre initiative ou avec un soutien. Un proche, un citoyen attentif ou un professionnel vous a peut-être aidé à trouver un interlocuteur et à prendre rendez-vous. Notre rencontre s’inscrit alors dans un chemin commencé avant votre arrivée au cabinet.
Ce premier pas compte, et la confiance se construit au fil de nos échanges. Vous pouvez arriver avec des réserves, avoir du mal à formuler votre demande ou craindre de devoir raconter trop de choses. Accueillir ces hésitations, préciser le déroulement de l’accompagnement et laisser une place à vos questions font partie de ma manière de vous recevoir.
Cette relation de travail, souvent appelée alliance thérapeutique, se construit autour de vos attentes, des objectifs que nous définissons ensemble et de la manière d’avancer. Elle s’entretient au fil des séances, grâce à ce que nous pouvons nous dire et ajuster. C’est dans cette attention portée à la rencontre que je retrouve un écho à mon engagement citoyen, avec les responsabilités propres à chacun de ces cadres.
Comprendre votre vécu et vérifier ce que j’en comprends
Distinguer ce que vous exprimez de ce que je pourrais présupposer demande une vigilance réelle. C’est parfois difficile : mes connaissances, mon expérience et mon propre vécu influencent aussi ce que j’entends. En avoir conscience m’invite à vérifier ma compréhension et à rester ouverte à ce qui vient la nuancer.
La reformulation permet ce travail : je vous propose ce que j’ai compris, puis vous pouvez le préciser, le compléter ou me corriger. Deux personnes qui traversent un événement comparable peuvent le vivre très différemment. Chacune l’aborde avec son histoire, ses repères et les ressources dont elle dispose à ce moment-là.
Il m’arrive aussi de partager brièvement un élément de mon vécu, lorsque cela sert notre échange. Ce partage peut illustrer qu’il existe plusieurs façons de traverser une expérience, avec les moyens et les repères dont on dispose. Il reste ponctuel et au service de ce que vous souhaitez explorer : votre histoire conserve toute sa singularité.
💡 Votre possibilité de préciser ou de corriger ce que j’ai compris fait pleinement partie de l’échange. Votre parole m’aide à ajuster mon regard.
Vous êtes au cœur de votre accompagnement
Je souhaite que vous puissiez questionner l’accompagnement à chaque étape. Vous y apportez vos attentes, exprimez vos réserves et participez aux choix qui vous concernent. Demander une explication, signaler qu’une proposition ne vous convient pas ou préciser ce dont vous avez besoin fait pleinement partie de notre travail.
Mon rôle est de rechercher avec vous les actions et les appuis adaptés à votre situation, pour soutenir votre mise en mouvement. Vos observations, vos choix et ce que vous expérimentez entre les séances contribuent à orienter la suite. Être acteur de votre démarche, c’est y prendre part avec le soutien nécessaire, à un rythme ajusté à vos possibilités. Cela ne vous rend pas responsable des difficultés que vous traversez.
Dans le soutien citoyen, cette attention consiste notamment à accompagner quelqu’un pour qu’il puisse demander de l’aide et engager sa propre démarche. Au cabinet, elle prend forme dans le travail que nous construisons ensemble. Les contextes diffèrent, mais votre capacité à choisir, à participer et à agir garde une place essentielle.
Savoir orienter fait partie de ma place professionnelle
Une demande peut dépasser mon champ d’intervention ou nécessiter un avis médical, un suivi psychologique ou psychiatrique. Reconnaître ce besoin, en parler avec vous et vous accompagner dans la recherche du bon interlocuteur font partie de ma responsabilité. Selon votre situation, plusieurs formes de soutien peuvent avoir leur place, en complément ou en relais de notre travail.
Je tiens à cette cohérence : dans mon engagement citoyen comme dans ma pratique professionnelle, l’aide doit répondre aux besoins de celui ou celle qui la sollicite. L’orientation garde donc toute sa place, y compris lorsqu’un accompagnement est déjà engagé.
📌 Orienter est une responsabilité. La qualité de la relation comprend aussi la capacité à reconnaître lorsqu’un autre soutien est nécessaire.
Deux cadres distincts et une attention commune à chacun
Mon engagement de secouriste et mon activité au cabinet ont des fonctions et des responsabilités distinctes. AÉRER© conserve son cadre de premiers secours ; ma formation PSSM ne constitue pas une validation de mes pratiques d’hypnose ou d’EMDR.
J’y retrouve des exigences auxquelles je tiens : accueillir sans présumer, écouter chaque histoire dans sa singularité, expliquer mes propositions et connaître les limites de mon intervention. Parler de cet engagement permet de rendre plus concret ce qui compte pour moi dans une rencontre et dans ma manière d’accompagner.
Au-delà de l’approche utilisée, je souhaite que vous trouviez une place pour votre parole, vos questions et vos choix. Ce sont vos besoins qui orientent notre travail, y compris lorsqu’ils nous conduisent à rechercher un autre soutien.
📖 Santé mentale : s’informer et trouver du soutien
La Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, est une occasion de mieux comprendre ces questions et de faire connaître les ressources disponibles. Selon que vous souhaitez approfondir le sujet, apprendre à aider ou chercher du soutien pour une personne, voici plusieurs points d’entrée.
Comprendre la démarche de la Journée mondiale
L’Organisation mondiale de la santé présente les enjeux de cette journée. En 2026, elle met en lumière la parole et la participation des personnes directement concernées par les troubles de santé mentale.
🔗 Découvrir la Journée mondiale de la santé mentale 2026
Découvrir les Premiers secours en santé mentale
PSSM France présente le plan d’action AÉRER©, enseigné en formation pour apporter un premier soutien et faciliter l’accès à une aide adaptée. Une ressource pour comprendre le rôle du secouriste et ce que cette démarche citoyenne recouvre.
🔗 Comprendre le plan d’action AÉRER©
Aborder les pensées suicidaires et chercher de l’aide
Le 3114 et PSSM France proposent des explications pour dépasser les idées reçues, ouvrir le dialogue et rechercher du soutien. Ces lectures complètent les repères de cet article ; face à une situation qui vous inquiète, vous pouvez aussi demander directement conseil.
🔗 Les réponses du 3114 aux questions sur le suicide
🔗 Les conseils de PSSM France pour aider une personne ayant des idées suicidaires
🚨 Besoin de soutien pour vous-même ou inquiet pour quelqu’un ?
Le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en France. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.
Pour prolonger cette lecture
Accueillir une confidence, oser aller vers quelqu’un en difficulté, construire une relation de confiance : ces situations se déroulent dans des cadres différents, mais elles invitent toutes à réfléchir à notre manière d’être présents à l’autre. Cette série explore ces liens, depuis l’écoute dans la vie quotidienne jusqu’à l’accueil au cabinet, en donnant à chaque démarche sa place.
📕 Déjà disponible : https://felizhypnose.fr/ecouter-personne-mal-etre-sans-minimiser/
Que dire lorsqu’un proche nous confie son mal-être ? Comment accueillir ce qu’il traverse, poser les questions importantes et l’accompagner vers une aide adaptée ? Dans ce premier article, je partage des repères pour ouvrir le dialogue, reconnaître la souffrance et soutenir une démarche de demande d’aide. Une lecture pour celles et ceux qui souhaitent être présents sans devenir l’unique soutien.
🖍️ À venir : L’accueil au cabinet, le lieu et la place de chacun
Après l’engagement citoyen et la posture d’accompagnement, je vous proposerai de découvrir le cadre concret dans lequel je vous accueille : le lieu, la place laissée à vos questions et à vos préférences, ainsi que la présence de Fluffy. Une façon de rendre la première rencontre plus familière et de vous permettre de vous projeter au-delà des explications sur l’hypnose et l’EMDR.
Nathalie RAVEAUD
Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.
À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.







