Mieux comprendre ce sujet

Comprendre le système nerveux


Pour mieux comprendre ce qui peut rester actif après une expérience difficile, découvrez comment le système nerveux apprend à détecter le danger et à se protéger.

Série d’articles


Comprendre les tramatismes


Comprendre ce qui peut rester actif après une expérience difficile et la manière dont cela peut influencer le présent.


Comprendre l'EMDR


Découvrir comment l’EMDR peut travailler sur certaines expériences du passé lorsqu’elles continuent à produire des effets dans le présent.


Découvrir l'hypnose thérapeutique


Mobiliser des ressources, retrouver davantage de sécurité et accompagner certaines difficultés associées, selon les besoins de chacun.


Les différents types de traumatismes : comprendre les classifications sans enfermer les histoires


Lorsqu’on commence à s’intéresser au traumatisme, on rencontre rapidement de nombreux termes : traumatisme simple, complexe, type 1, type 2, traumatisme relationnel, d’attachement, en cours, vicariant…

À première vue, ces classifications peuvent donner l’impression qu’il suffirait de trouver la bonne case.

La réalité est plus nuancée.

Ces catégories sont utiles parce qu’elles donnent des repères pour comprendre comment une expérience s’est inscrite dans une histoire et ce qu’elle peut nécessiter comme accompagnement. Mais aucune classification ne suffit, à elle seule, à raconter ce que vit une personne.

Alors pourquoi classer les traumatismes ?

Parce qu’un accident survenu un jour précis, plusieurs années de violences, des expériences répétées durant l’enfance ou l’exposition professionnelle à la souffrance d’autrui ne posent pas les mêmes questions.

La classification constitue une première cartographie. Elle permet notamment de regarder :

› si l’expérience a été ponctuelle ou répétée
› si l’on peut identifier clairement un avant et un après
› si elle s’est inscrite dans un contexte relationnel
› si elle appartient réellement au passé ou se poursuit encore
› si la personne a été directement ou indirectement exposée
› quelles ressources étaient disponibles au moment des faits et lesquelles le sont aujourd’hui

Ce n’est donc pas tant le nom de la catégorie qui nous intéresse que ce qu’elle nous permet de comprendre.

Traumatisme simple et traumatisme complexe : que signifient réellement ces mots ?


Une première distinction fréquemment rencontrée oppose les traumatismes dits simples aux traumatismes dits complexes.

Un traumatisme simple correspond généralement à une expérience ponctuelle et circonscrite — le traumatisme de type 1 — mais peut également concerner certaines expériences répétées lorsqu’elles restent clairement compartimentées dans le temps et dans un contexte précis.

Les traumatismes complexes renvoient davantage à des expériences répétées, prolongées, diffuses ou relationnelles, parfois précoces, qui peuvent s’inscrire plus largement dans l’histoire et le fonctionnement de la personne.

🚨 Simple ne veut pas dire facile

Un traumatisme dit « simple » n’est ni moins grave, ni moins douloureux, ni nécessairement plus facile à traiter.

Il peut avoir des conséquences importantes. Il peut aussi venir rencontrer une histoire antérieure, des croyances, des stratégies de protection ou un fonctionnement relationnel qui rendent la situation beaucoup moins « simple » que ne le laisse entendre son appellation.

Inversement, le terme « complexe » ne permet pas de prédire à lui seul la durée ou la difficulté d’un accompagnement.

Simple ou complexe décrit une configuration traumatique. Pas la personne, ni la difficulté du travail à venir.

Le trauma de type 1 : quand il existe un avant et un après


Le traumatisme de type 1 correspond à un événement unique, ponctuel et identifiable : accident, agression, catastrophe, événement brutal…

Cet événement vient créer une rupture dans une continuité. Il existe un avant et un après.

Certaines difficultés apparaissent à partir de ce moment-là et sont clairement associées à ce qui s’est passé.

🖼️ Un exemple concret
Une personne conduisait quotidiennement sans difficulté. Après un accident, elle commence à éviter l’autoroute, ressent une forte tension lorsqu’un véhicule s’approche trop près et anticipe constamment la possibilité d’un nouvel accident.

Le changement est identifiable et datable :

💬 « Avant cet accident, je pouvais conduire sans y penser. Depuis, quelque chose a changé. »

Cette configuration fournit donc une cartographie relativement nette de l’événement traumatique et de ses conséquences.

🚨 Cela ne signifie pas pour autant que son accompagnement sera nécessairement “simple”.

L’événement vient s’inscrire dans l’histoire d’une personne, avec ce qu’elle avait déjà vécu, ses ressources, ses stratégies de protection et son fonctionnement. La qualification de traumatisme simple décrit ici la configuration du traumatisme, pas la complexité éventuelle de son accompagnement.

Le trauma de type 2 : quand les expériences se répètent


Dans le traumatisme de type 2, nous ne sommes plus face à un événement unique, mais à des expériences traumatiques qui se répètent.

Pour comprendre cette catégorie, une autre distinction devient utile : ces expériences répétées sont-elles compartimentées ou non ?

Que signifie « compartimenté » ?

Une répétition est dite compartimentée lorsqu’elle peut être rattachée à un contexte et une période clairement délimités.

🖼️ Par exemple :
Une personne subit pendant six mois des humiliations répétées de la part d’un collègue ou d’un supérieur. Avant cette collaboration, ces humiliations n’existaient pas. Elles se répètent durant cette période puis cessent lorsque la relation professionnelle prend fin.

Il ne s’agit donc pas d’un événement unique : les expériences se sont répétées. Mais elles restent contenues dans un même contexte, avec des limites temporelles et situationnelles identifiables.

C’est ce que l’on entend ici par trauma de type 2 compartimenté.

Et c’est précisément pourquoi certains traumatismes de type 2 peuvent encore relever de la catégorie des traumatismes dits simples : la répétition existe, mais elle reste circonscrite.

Quand les expériences ne restent plus dans un même compartiment

La situation devient différente lorsqu’une même expérience — ou des expériences présentant des caractéristiques communes — se retrouve à plusieurs périodes de la vie et dans différents contextes.

🖼️ Par exemple :
Une personne a été régulièrement humiliée au collège. Quelques années plus tard, elle connaît à nouveau des humiliations lors d’une première expérience professionnelle. Plus tard encore, elle les retrouve dans une relation de couple ou une autre relation significative.

Cette fois, nous n’avons plus une période unique que l’on peut isoler entre un début et une fin.

Les expériences se sont produites :

› à des âges différents
› dans des environnements différents
› avec des personnes différentes
› dans des relations qui n’avaient pas la même fonction

Et elles peuvent progressivement s’articuler entre elles, renforcer certaines croyances, certaines réactions ou certaines stratégies de protection.

💡 C’est là que la notion de compartimentage devient réellement utile.

Elle ne sert pas simplement à compter le nombre d’événements. Elle permet de regarder comment leur répétition s’organise dans l’histoire de la personne.

Deux personnes peuvent avoir vécu des humiliations répétées et relever toutes les deux d’un trauma de type 2, alors que leur cartographie sera très différente.

Pour l’une, les humiliations se sont produites pendant six mois dans un contexte professionnel clairement identifié. Elles peuvent être reliées à une personne, à une relation ou à un environnement précis : « cette personne m’a humiliée ».

Pour l’autre, les humiliations ont traversé plusieurs périodes de vie, plusieurs environnements et plusieurs relations. À force de retrouver une expérience comparable avec des personnes différentes, ce qui était initialement attribuable à l’autre peut finir par être intégré comme quelque chose qui parlerait de soi :

💬 « Si cela m’arrive encore, avec des personnes différentes, c’est peut-être qu’il y a quelque chose chez moi qui provoque ça. »

On comprend alors pourquoi deux histoires constituées, en apparence, d’expériences répétées comparables peuvent nécessiter une compréhension très différente.

📌 La répétition nous renseigne sur le type de traumatisme. La manière dont elle s’organise dans l’histoire — et ce que la personne a progressivement construit comme compréhension d’elle-même — commence à nous renseigner sur sa complexité.

Le trauma de type 3 : quand les expériences touchent les repères fondamentaux


Le traumatisme de type 3 désigne des situations dans lesquelles des expériences traumatiques multiples, envahissantes et durables viennent affecter des dimensions beaucoup plus larges que la réaction à un événement isolé.

On retrouve notamment dans cette catégorie certaines expériences de guerre prolongées ainsi que des traumatismes relationnels, particulièrement lorsqu’ils surviennent précocement et s’inscrivent dans la durée.

Ces réalités peuvent sembler très éloignées les unes des autres. Pourtant, elles ont un point commun important : les expériences vécues peuvent venir percuter — ou, lorsqu’elles surviennent très tôt, participer à construire — les repères à partir desquels une personne se protège, se perçoit et entre en relation avec les autres et avec le monde.

Les traumatismes de guerre

La guerre peut exposer une personne à une succession d’expériences traumatiques : menace répétée pour sa propre vie ou celle des autres, blessures, pertes, scènes de violence, captivité, déplacements, séparation d’avec les proches, exposition à la mort…

Mais l’exposition ne concerne pas uniquement ce que la personne subit ou ce dont elle est témoin.

Dans certains contextes, elle peut également être conduite à agir, à prendre des décisions, à obéir à des ordres, à renoncer à intervenir ou à assister à des actes qui viennent heurter profondément ses valeurs et ses convictions.

💡 Le traumatisme peut alors venir percuter non seulement le sentiment de sécurité, mais aussi la représentation que la personne avait d’elle-même et de ce qui est juste ou acceptable.

Des sentiments de culpabilité, de honte, de colère, de trahison ou une profonde remise en question de soi et de ses valeurs peuvent alors prendre une place importante. Cette dimension est notamment étudiée sous le terme de blessure morale.

Lorsque ces expériences sont multiples et s’inscrivent dans la durée, il ne s’agit donc plus nécessairement d’identifier un événement unique qui aurait créé un avant et un après. Plusieurs expériences peuvent se succéder et se cumuler, en venant affecter le rapport à la sécurité, aux autres, au monde, à l’avenir, mais aussi parfois aux valeurs et à l’image de soi.

🖼️ Un exemple concret
Un militaire peut revenir d’une mission sans pouvoir désigner un événement unique comme étant le traumatisme. L’exposition répétée à la menace, la perte d’un camarade, certaines scènes vécues ou observées, mais aussi certaines décisions prises ou certains actes accomplis dans des situations extrêmes et vécus ensuite comme contraires à ses valeurs, peuvent participer à une histoire traumatique cumulative.

Le travail ne consiste alors pas seulement à rechercher « l’événement » qui expliquerait les difficultés actuelles. Il faut aussi comprendre ce que cette succession d’expériences a pu modifier dans sa manière de se sentir en sécurité, de percevoir les autres et le monde, mais aussi de se percevoir lui-même.

Les traumatismes relationnels et d’attachement

Dans les traumatismes relationnels, la complexité vient notamment du fait que l’expérience traumatique se produit au sein même de la relation.

Cette dimension prend une importance particulière pendant l’enfance. L’enfant construit ses premiers repères de sécurité, sa perception de lui-même et ses premières manières d’entrer en relation avec les autres au contact des personnes dont il dépend.

Lorsque ces relations sont durablement marquées par la peur, la violence, la négligence ou l’imprévisibilité, elles peuvent profondément affecter ce sentiment de sécurité.

Mais l’insécurité relationnelle ne naît pas uniquement de ce qui est fait à l’enfant. Elle peut aussi se construire autour de ce qui lui manque dans la relation.

Un parent peut être présent physiquement et pourtant, pour de multiples raisons, être peu ou pas disponible émotionnellement : peu réceptif aux sollicitations de l’enfant, difficilement accessible lorsqu’il cherche du réconfort, peu en capacité de répondre de manière suffisamment ajustée et régulière à ses besoins relationnels et émotionnels.

Cette indisponibilité ne constitue pas, à elle seule, un traumatisme. Elle peut être ponctuelle, liée à une période particulière et compensée par d’autres relations sécurisantes. Mais lorsqu’elle est importante, durable ou répétée, notamment en l’absence d’autres figures suffisamment disponibles, elle peut participer à la construction d’une insécurité relationnelle et, dans certaines configurations, s’inscrire dans une histoire traumatique.

💡 Pour un enfant, la sécurité se construit autant dans l’expérience de pouvoir trouver une réponse lorsqu’il en a besoin que dans l’absence de menace.

C’est pourquoi, dans les traumatismes relationnels précoces, il ne s’agit pas seulement de rechercher ce qui s’est produit. Il peut également être nécessaire de regarder ce qui n’a pas pu être suffisamment expérimenté : être rassuré, consolé, protégé, entendu, soutenu ou pouvoir compter sur une présence suffisamment disponible et prévisible.

Les conséquences potentielles ne concernent alors pas uniquement le souvenir de ce qui s’est passé. Elles peuvent également concerner ce qui s’est construit autour :

› du sentiment de sécurité
› de la perception de soi et de sa propre valeur
› de la confiance envers les autres
› de la possibilité d’exprimer un besoin
› de la capacité à demander ou recevoir de l’aide
› des stratégies de protection mises en place dans la relation
› de la manière d’interpréter la disponibilité ou les intentions des autres

💡 C’est ici que la notion de développement devient essentielle.

Chez l’adulte, une expérience traumatique peut venir percuter des repères déjà construits. Chez l’enfant, certaines expériences précoces et répétées peuvent intervenir pendant que ces repères sont encore en train de se construire.

🚨 Parler d’indisponibilité parentale ne revient ni à désigner un parent comme responsable d’un traumatisme, ni à considérer toute imperfection relationnelle comme traumatique. Un parent ne peut pas être disponible et parfaitement ajusté à chaque instant. Ce sont notamment la durée, la répétition, l’intensité, le contexte, les possibilités de réparation dans la relation et les autres ressources présentes autour de l’enfant qui participent à la compréhension de son histoire.

Un même type, des réalités très différentes

Un contexte de guerre et une expérience relationnelle précoce n’ont évidemment pas le même contenu, ni les mêmes circonstances.

Ce qui permet de les rapprocher dans cette classification tient davantage à l’étendue et à la profondeur des dimensions susceptibles d’être affectées.

Dans un contexte de guerre, les expériences peuvent venir percuter des repères jusque-là construits : le sentiment de sécurité, la confiance envers les autres, la représentation du monde, les valeurs ou encore l’image de soi.

Dans certaines expériences relationnelles précoces, ces repères peuvent être affectés alors même qu’ils sont encore en train de se construire : comment se sentir en sécurité, à qui faire confiance, quelle valeur s’accorder, comment exprimer ses besoins ou entrer en relation avec les autres.

📌 Lorsque les expériences sont multiples, envahissantes et durables, elles peuvent ainsi dépasser la réaction à des événements particuliers et toucher — ou participer à construire — la manière dont une personne se protège, se perçoit et se relie aux autres et au monde.

C’est précisément cette information qui devient utile dans l’accompagnement : elle invite à ne pas regarder uniquement ce qu’il faudrait retraiter, mais aussi ce qu’il peut être nécessaire de sécuriser, de construire ou de renforcer.

Le trauma de type 4 : lorsque la situation traumatique est toujours en cours


Dans le traumatisme de type 4, la situation à l’origine du traumatisme continue d’exister dans le présent.

La personne n’est pas uniquement confrontée aux conséquences d’une expérience passée. Elle continue à évoluer dans un contexte qui l’expose à une menace, une insécurité ou des expériences potentiellement traumatiques.

Cela change profondément la manière d’envisager l’accompagnement.

💡 On ne peut pas demander au système nerveux d’intégrer qu’un danger appartient au passé lorsque ce danger existe encore dans le présent.

La priorité n’est donc pas de retraiter ce qui est encore en train de se produire, mais de regarder ce qu’il est possible de faire aujourd’hui pour rendre le présent aussi sécurisant que possible.

Travailler avec le présent tel qu’il est

Toutes les situations ne permettent évidemment pas de supprimer immédiatement la source d’insécurité. Certaines contraintes sont réelles et ne dépendent pas uniquement de la personne.

Le travail consiste alors à identifier ce sur quoi il est possible d’agir :

› quelles possibilités de protection existent aujourd’hui
› quels soutiens peuvent être mobilisés
› quelles ressources permettent de mieux traverser la situation
› quelles marges d’action peuvent être retrouvées
› ce qui augmente inutilement l’état d’alerte et peut éventuellement être diminué
› ce qui peut contribuer à restaurer davantage de prévisibilité, de contrôle et de sécurité dans le quotidien

L’objectif est de permettre à la personne de vivre le présent de la manière la moins traumatique et la plus sécurisante possible, compte tenu de la réalité dans laquelle elle se trouve.

🖼️ Un exemple concret
Une personne encore engagée dans une situation de violences, de menace ou de harcèlement ne se trouve pas dans la même configuration qu’une personne pour laquelle cette situation est terminée depuis plusieurs années.

Certaines réactions d’alerte ne sont pas seulement les traces d’un danger passé : elles peuvent aussi répondre à une insécurité qui existe réellement aujourd’hui.

Chercher uniquement à faire diminuer ces réactions sans tenir compte du contexte risquerait alors de passer à côté de leur fonction de protection.

Sécuriser ne signifie pas nécessairement pouvoir tout arrêter

C’est une nuance que j’ajouterais, parce qu’elle me paraît importante.

Une personne ne peut pas toujours quitter immédiatement une situation, faire cesser une procédure, modifier son environnement professionnel ou familial, ou supprimer toutes les circonstances qui entretiennent son insécurité.

Il ne s’agit donc pas de lui renvoyer la responsabilité de « se mettre en sécurité » comme si cela dépendait uniquement d’elle.

On travaille avec les possibilités réellement disponibles dans le présent.

📌 Dans un trauma en cours, la première question n’est pas seulement « qu’est-ce qui s’est passé ? », mais « qu’est-ce qui se passe encore aujourd’hui, et sur quoi pouvons-nous agir maintenant ? »

Le travail sur certaines expériences passées pourra trouver sa place lorsqu’il sera pertinent et suffisamment sécurisant de le faire. Mais le présent reste prioritaire tant qu’il continue lui-même à alimenter la situation traumatique.

Le traumatisme vicariant : lorsque l’exposition passe par l’expérience de l’autre


Toutes les expériences traumatiques ne résultent pas d’une exposition directe à un événement.

Certaines personnes sont régulièrement confrontées à la souffrance, aux récits traumatiques ou aux conséquences de ce que d’autres ont vécu. C’est notamment le cas de certains soignants, secouristes, forces de l’ordre, travailleurs sociaux ou professionnels de l’accompagnement. Les proches d’une personne traumatisée peuvent également être profondément affectés par ce qu’ils voient, entendent ou traversent à ses côtés.

Cette exposition répétée peut progressivement modifier la perception de la sécurité, des autres ou du monde, et avoir des répercussions émotionnelles, cognitives ou relationnelles.

On rencontre dans ce domaine plusieurs notions — traumatisme vicariant, traumatisation secondaire, stress traumatique secondaire — qui décrivent des phénomènes proches mais ne sont pas strictement interchangeables. Nous les distinguerons plus précisément dans un article dédié.

💡 Ici encore, identifier la forme d’exposition a une utilité.

La personne n’a pas nécessairement vécu elle-même les événements qu’elle accompagne ou dont elle reçoit le récit. Comprendre comment, à quelle fréquence et dans quelles conditions elle y a été exposée, mais aussi quelles ressources et possibilités de récupération étaient disponibles, participe à la compréhension de ce qu’elle vit aujourd’hui.

🖍️ À venir : traumatisme vicariant, traumatisation secondaire et exposition professionnelle à la souffrance feront l’objet d’un article dédié.

Des catégories pour s’orienter, pas pour enfermer


Type 1, type 2, type 3, type 4, traumatisme vicariant… Au terme de cette cartographie, l’intérêt de ces classifications n’est pas de déterminer dans quelle case une personne devrait entrer.

Elles permettent de poser des questions différentes.

L’événement est-il isolé ou répété ? La répétition est-elle compartimentée ou traverse-t-elle plusieurs périodes de vie ? Les expériences ont-elles percuté des repères déjà construits ou participé à leur construction ? La situation est-elle terminée ou toujours active ? L’exposition a-t-elle été directe ou indirecte ?

Les réponses apportent des informations utiles pour comprendre ce qui peut nécessiter d’être sécurisé, renforcé, construit ou éventuellement retraité.

Mais les histoires réelles débordent les classifications.

Une personne peut avoir vécu un trauma de type 1 à l’âge adulte après des expériences relationnelles complexes dans l’enfance. Un événement parfaitement circonscrit peut venir rencontrer des schémas déjà installés. Plusieurs formes de traumatismes peuvent se superposer au cours d’une même vie.

📌 La classification donne une cartographie. Elle ne détermine ni la complexité d’une personne, ni celle de son accompagnement.

Et surtout, elle ne change pas le point de départ.

Lorsqu’une personne vient consulter, la première question n’est pas :

💬 « Dans quelle catégorie de traumatisme est-ce que j’entre ? »

mais plutôt :

💬 « Qu’est-ce qui me met en difficulté aujourd’hui ? »

C’est à partir de ce présent que l’histoire peut ensuite être explorée lorsqu’elle aide à comprendre ce qui se passe, à identifier ce qui mérite d’être travaillé et à déterminer dans quel ordre et avec quelles ressources il devient possible de le faire en sécurité.

Nommer aide à comprendre. Classifier aide à s’orienter. L’accompagnement, lui, reste toujours celui d’une personne et de son histoire singulière.

Pour aller plus loin


🖍️ À venir : le traumatisme d’attachement
🖍️ À venir : violences psychologiques, emprise et traumatisme
🖍️ À venir : violences sexuelles et traumatisme
🖍️ À venir : traumatisme vicariant et exposition à la souffrance d’autrui

PRENONS LE TEMPS D’EN PARLER


Ce que vous vivez aujourd’hui peut être le point de départ.


Vous n’avez pas besoin de savoir précisément d’où vient une difficulté, ni d’être certain qu’elle est liée à une expérience traumatique, pour venir en parler.

La première rencontre permet de comprendre ce qui vous met en difficulté aujourd’hui, ce qui peut encore agir dans votre histoire, mais aussi les ressources dont vous disposez. C’est à partir de là que nous pouvons déterminer ensemble ce qui mérite d’être travaillé et de quelle manière.

PRENDRE RENDEZ-VOUSME CONTACTER

Comprendre les tramatismes


Comprendre ce qui peut rester actif après une expérience difficile et la manière dont cela peut influencer le présent.

Comprendre l'EMDR


Découvrir comment l’EMDR peut travailler sur certaines expériences du passé lorsqu’elles continuent à produire des effets dans le présent.

Comprendre le stress et l'anxiété


Mieux comprendre les réactions d’alerte, d’anticipation ou d’insécurité qui peuvent parfois accompagner une expérience traumatique.

Découvrir l'hypnose thérapeutique


Mobiliser des ressources, retrouver davantage de sécurité et accompagner certaines difficultés associées, selon les besoins de chacun.

Des questions avant de consulter ?


Déroulement des séances, première rencontre, tarifs, téléconsultation… Retrouvez les informations utiles avant de prendre rendez-vous.

Explorer d'autres situations du quotidien


Certaines difficultés ne se résument pas au traumatisme. Découvrez les autres problématiques fréquemment accompagnées au cabinet.


Nathalie RAVEAUD

Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.

À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.

Author posts
Prendre contact

📧 contact@felizhypnose.fr

☎️ 06 79 81 79 83

Cabinet d'hypnose et d'EMDR

📍 Cabinet
81, Rue Anatole France
69100 Villeurbanne

🖥 Téléconsultation EMDR possible

🔎 Questions fréquentes, tarifs et accès au cabinet

Questions fréquentes
Prendre rendez-vous

Consultez mes disponibilités et réservez directement en ligne

Retrouvez Nathalie Raveaud sur Resalib : annuaire, référencement et prise de rendez-vous pour les Hypnothérapeutes

Vous souhaitez en savoir plus sur le déroulement des séances, les tarifs ou les modalités d’accompagnement ?

Questions fréquentes

© 2025 - Création site web GrainedePub

Privacy Preference Center