Pourquoi ces ressources ?

Le plus beau compliment que l’on puisse me faire après une séance est d’entendre :

« Je comprends enfin ce qui se passe en moi. »

C’est souvent à partir de cette compréhension que les choses commencent à évoluer.

Ces ressources sont nées avec la même intention que celle qui m’anime au cabinet : partager des repères simples, accessibles et concrets pour aider chacun à mieux comprendre ce qu’il vit.

Si elles permettent à certaines personnes de mettre un peu plus de sens sur leurs réactions, alors elles auront pleinement rempli leur rôle.

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Pour aller plus loin…

Je suis convaincue que nous apprenons beaucoup de notre propre vécu, à condition de pouvoir le regarder sous un angle nouveau.

Ces ressources sont nées de cette conviction.

Chaque article part d’une expérience que beaucoup d’entre nous peuvent traverser, puis propose quelques clés pour mieux en comprendre les mécanismes. Et lorsque cette compréhension s’installe, elle éclaire souvent notre vécu d’une manière différente.

Le chemin se fait alors dans les deux sens.

Le vécu nourrit la compréhension. La compréhension nourrit le changement. Et le changement donne parfois un nouveau sens au vécu.

Je vous laisse maintenant découvrir les autres ressources de cette thématique, au rythme qui vous conviendra.

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Les sources de ces articles


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« On va descendre un peu plus profondément… »


Si vous avez déjà fait une séance d’hypnose, vous avez peut-être entendu cette phrase. Et si vous découvrez l’hypnose, l’image est assez facile à comprendre : comme si l’on descendait progressivement un escalier, marche après marche, pour aller de plus en plus loin dans l’expérience.

C’est d’ailleurs une image que nous utilisons volontiers en hypnose. Compter à rebours, descendre quelques marches, emprunter un chemin qui s’enfonce progressivement… autant de façons d’accompagner ce que l’on appelle l’approfondissement de l’état hypnotique.

Mais cette image soulève immédiatement une question : jusqu’où faut-il descendre ?

Et derrière elle s’en cachent souvent plusieurs autres :
Existe-t-il réellement différents niveaux d’hypnose ?
Est-on « plus hypnotisé » lorsque l’on descend profondément ?
Peut-on rester dans une hypnose légère ?

Et surtout : une hypnose profonde est-elle forcément plus efficace ?

Plus profond ne veut pas forcément dire mieux


Dans l’article précédent, nous avons vu qu’il n’existe pas une seule façon de vivre l’hypnose. Certaines personnes ressentent très rapidement des modifications corporelles et entrent facilement dans leur expérience intérieure, tandis que d’autres restent davantage en lien avec ce qui se passe autour d’elles.

📌 La profondeur de l’expérience peut elle aussi varier.

On peut ainsi distinguer différents degrés de transe hypnotique, de l’état le plus léger à des états beaucoup plus profonds. Ces niveaux peuvent s’accompagner de phénomènes différents : modification des sensations corporelles, mouvements automatiques, analgésie, amnésie ou encore phénomènes hallucinatoires dans les états les plus profonds.

Mais il y a une idée importante à poser tout de suite : ces niveaux ne sont ni un classement de performance, ni un objectif à atteindre coûte que coûte.

Descendre plus profondément ne signifie pas avoir « mieux réussi » sa séance. Et rester dans une hypnose plus légère ne signifie pas qu’il ne se passe rien.

🎯 La bonne profondeur est surtout celle dont nous avons besoin

Au cabinet, mon objectif n’est donc pas de vous faire descendre systématiquement le plus profondément possible. La profondeur recherchée dépend avant tout de ce que nous sommes venus travailler et de la manière dont vous réagissez à l’expérience.

Tous les niveaux de profondeur ont leur intérêt, mais ils ne répondent pas aux mêmes objectifs. Dans ma pratique au cabinet, nous n’avons aucune raison d’aller chercher les états hypnotiques les plus profonds : le travail thérapeutique que je vous propose se situe dans des niveaux intermédiaires, qui offrent déjà de nombreuses possibilités.

Les profondeurs beaucoup plus importantes répondent à d’autres usages de l’hypnose. Nous verrons notamment que certains phénomènes recherchés aux niveaux les plus profonds peuvent avoir un intérêt dans des contextes très spécifiques, par exemple lorsque l’hypnose est utilisée dans le cadre de certains actes médicaux.

📌 Autrement dit, la profondeur est un outil, pas une finalité.

Et comme souvent en hypnose, les frontières ne sont pas aussi nettes que pourrait le laisser penser notre escalier. On ne franchit pas nécessairement six portes successives en se disant : « Voilà, niveau 3 atteint, passons au niveau 4. »

📌 La profondeur hypnotique est progressive, fluctuante et propre à chacun. Elle peut même varier au cours d’une seule et même séance : on approfondit, on remonte parfois légèrement, puis on peut repartir plus profondément au fil du travail.

Il existe néanmoins des échelles qui permettent de mettre des repères sur cette profondeur et sur les phénomènes que l’on peut rencontrer.

Six niveaux pour se repérer dans la profondeur hypnotique


L’une de ces classifications est associée à Ambroise-Auguste Liébeault, médecin du XIXᵉ siècle et figure de l’École de Nancy. Elle distingue six niveaux de profondeur hypnotique.

Gardons toutefois notre escalier en tête : ces six niveaux sont avant tout des repères. Il ne s’agit ni de six cases parfaitement étanches, ni de six étapes qu’il faudrait obligatoirement franchir les unes après les autres pour réussir une séance.

⬇️  Niveau 1 — L’état hypnoïde : les premiers signes de la transe

À ce premier niveau, l’état de conscience commence déjà à se modifier. On peut ressentir de la somnolence, un engourdissement ou une pesanteur des paupières et se rapprocher progressivement d’un état de rêverie.

C’est une hypnose légère, mais c’est déjà de l’hypnose. Et cette précision a son importance : il n’est pas nécessaire de se sentir « très loin » pour être entré dans l’expérience hypnotique.

⬇️ Niveau 2 — La catalepsie partielle : le corps commence à répondre autrement

À mesure que l’état s’approfondit, certains phénomènes corporels peuvent apparaître. Au deuxième niveau, on peut notamment observer une catalepsie partielle, par exemple au niveau des paupières ou d’un bras.

La catalepsie correspond à un phénomène dans lequel une partie du corps peut conserver une position sans que l’on ait besoin d’y penser consciemment. La personne reste pourtant présente et peut continuer à entendre ce qui se passe autour d’elle.

On retrouve donc quelque chose que nous avons déjà évoqué dans le premier article : approfondir l’hypnose ne signifie pas nécessairement cesser d’entendre la voix du thérapeute ou perdre conscience de son environnement.

⬇️ 🎯 Niveau 3 — La catalepsie du corps entier : l’expérience s’approfondit

Au troisième niveau, les phénomènes hypnotiques peuvent devenir plus importants. Des mouvements automatiques peuvent apparaître sur suggestion et la catalepsie peut concerner davantage le corps. Une amnésie sélective peut également se manifester.

C’est aussi à partir de ce niveau que l’on entre véritablement dans des profondeurs particulièrement intéressantes pour le travail en hypnothérapie.

Et c’est un point essentiel pour comprendre ma pratique : nous disposons déjà ici de nombreuses possibilités thérapeutiques. Il n’est donc absolument pas nécessaire de poursuivre systématiquement la descente jusqu’aux états hypnotiques les plus profonds.

⬇️ 🎯 Niveau 4 — L’analgésie : certaines perceptions peuvent profondément se modifier

Au quatrième niveau, certaines perceptions peuvent se modifier davantage encore. Une analgésie, c’est-à-dire une diminution importante de la perception douloureuse, peut notamment devenir accessible.

L’attention peut également devenir beaucoup plus focalisée sur la voix du thérapeute tandis que l’environnement extérieur passe davantage au second plan.

Ce type de phénomène permet de comprendre pourquoi l’hypnose peut également trouver des applications dans certains contextes de soins, notamment dentaires.

📌 Dans ma pratique au cabinet, c’est généralement autour de ces niveaux intermédiaires, 3 et 4, que se situe le travail. La profondeur n’est jamais recherchée pour elle-même : elle s’adapte à la personne, à ce que nous travaillons et à ce dont nous avons besoin pendant la séance.

⬇️ Niveau 5 — Le somnambulisme : l’expérience perceptive peut aller beaucoup plus loin

Au cinquième niveau, on entre dans ce que l’on appelle le somnambulisme hypnotique.

Des phénomènes plus complexes peuvent alors devenir accessibles, notamment des hallucinations positives : la personne peut, dans le cadre de l’expérience hypnotique, percevoir quelque chose qui n’est pas réellement présent dans son environnement. Une amnésie partielle peut également survenir.

Le mot « hallucination » peut impressionner. Il désigne ici un phénomène hypnotique provoqué dans un contexte précis, et non une perte de contact avec la réalité.

Ce niveau n’est pas un niveau que je recherche dans ma pratique au cabinet. Une personne peut ponctuellement approcher certains de ces phénomènes au cours d’une séance, mais ils ne constituent ni mon objectif ni les outils dont j’ai besoin pour le travail thérapeutique que je propose.

⬇️ Niveau 6 — Le somnambulisme profond : des phénomènes réservés à d’autres usages de l’hypnose

Au sixième niveau, nous arrivons au somnambulisme profond. On peut notamment obtenir des hallucinations négatives. Contrairement à l’hallucination positive, qui ajoute une perception, l’hallucination négative en soustrait une : la personne peut ne plus percevoir quelque chose qui est pourtant réellement présent dans son environnement.

Le terme « négatif » ne signifie donc pas que le phénomène est mauvais ou indésirable. Il signifie simplement que quelque chose est retiré de l’expérience consciente.

À cette profondeur peut également apparaître une amnésie beaucoup plus importante, voire totale. Et c’est ici que l’on comprend mieux l’intérêt que peuvent présenter de tels phénomènes dans certains contextes médicaux ou chirurgicaux : modifier profondément certaines perceptions et, dans certaines situations, limiter la mémorisation consciente d’éléments de l’intervention susceptibles d’être éprouvants.

Nous ne sommes plus du tout dans les objectifs de l’hypnothérapie telle que je la pratique. Je n’ai aucune raison de vous conduire à ce niveau de profondeur au cabinet.

Et rassurez-vous : je peux volontiers décortiquer avec vous votre mode de fonctionnement, mais pour ce qui est de la chirurgie, je passe la main à ceux dont c’est le métier !

Et finalement, l’existence même de ces derniers niveaux permet de comprendre quelque chose d’essentiel : la profondeur n’est pas une échelle de réussite. Le niveau 6 n’est pas le niveau que l’on devrait chercher à atteindre après avoir « réussi » les cinq précédents. Il correspond à d’autres phénomènes, utilisés pour d’autres objectifs et dans d’autres cadres.

📌 Dans mon cabinet, je travaille essentiellement autour des niveaux 3 et 4, parce que c’est là que se trouvent les phénomènes dont j’ai besoin pour le travail thérapeutique que je propose.

Une séance d’hypnose n’est pas une ligne droite


Il faut maintenant apporter une dernière nuance à notre bel escalier : une séance ne consiste pas nécessairement à descendre jusqu’à une marche, puis à y rester jusqu’au moment de remonter.

📌 La profondeur hypnotique peut fluctuer au cours d’une même séance.

À certains moments, l’expérience peut devenir plus profonde ; à d’autres, vous pouvez revenir vers un état plus léger, reprendre davantage conscience de ma voix ou de votre environnement, avant de repartir plus profondément dans le travail.

C’est aussi ce qui peut participer au vécu parfois très différent des différents moments d’une séance. Vous pouvez avoir le souvenir très précis d’un passage, avoir davantage perdu la notion du temps pendant un autre, avoir entendu chacune de mes paroles puis avoir le sentiment que ma voix s’est éloignée pendant quelques minutes.

Vous n’êtes pas nécessairement « sorti » de l’hypnose entre les deux. L’état lui-même peut évoluer au fil de la séance.

Et là encore, inutile de chercher à contrôler cette profondeur ou à savoir précisément « où vous en êtes ». C’est justement le rôle du thérapeute d’observer vos réactions, de s’adapter à ce qui se passe et d’accompagner l’approfondissement lorsque celui-ci est utile au travail.

Et puisque nous parlons de contrôle… c’est justement l’une des grandes questions que soulève l’hypnose : accepter de se laisser guider signifie-t-il perdre le contrôle ? C’est ce que nous allons explorer dans l’article suivant.

Peut-on apprendre à descendre plus facilement ?


Oui, et c’est un aspect intéressant de l’expérience hypnotique : elle devient de plus en plus familière avec la pratique.

Lors des premières séances, une partie de votre attention peut encore être occupée à observer ce qui se passe : « Est-ce que j’y suis ? », « Est-ce normal que je ressente ça ? », « Est-ce que je suis suffisamment détendu ? ». Puis, au fil des expériences, vous reconnaissez davantage vos propres repères et retrouvez plus facilement le chemin qui vous conduit vers cet état.

La pratique régulière de l’hypnose, mais aussi de l’autohypnose, permet ainsi de se familiariser avec son propre fonctionnement. Avec l’expérience, l’entrée dans l’état hypnotique peut devenir plus rapide et son approfondissement plus facile lorsque celui-ci est utile.

Cela ne signifie pas que chaque nouvelle séance devra obligatoirement être plus profonde que la précédente. Là encore, la profondeur utile dépend du moment, de la personne et du travail réalisé.

🎯 L’objectif n’est donc pas d’apprendre à battre son record de profondeur hypnotique, mais de mieux connaître sa propre manière d’entrer en hypnose, d’y évoluer et d’utiliser cet état lorsqu’il devient utile.

À retenir


Si vous ne deviez retenir que quelques idées de cet article, ce seraient probablement celles-ci :

📌 Il existe différents niveaux de profondeur hypnotique, auxquels peuvent être associés différents phénomènes.

📌 Une hypnose légère est déjà une hypnose : plus profond ne signifie pas forcément plus efficace.

📌 Les six niveaux de l’échelle de Liébeault constituent des repères pour comprendre l’approfondissement de la transe ; ils ne sont pas six cases parfaitement étanches.

📌 Dans ma pratique thérapeutique au cabinet, le travail se situe autour des niveaux intermédiaires 3 et 4. Les états les plus profonds répondent à d’autres usages et ne constituent pas un objectif à atteindre.

📌 La profondeur peut varier au cours d’une même séance : approfondir, revenir vers un état plus léger puis repartir plus profondément fait partie de l’expérience possible.

📌 Avec la pratique de l’hypnose et de l’autohypnose, il devient souvent plus facile de reconnaître son propre état hypnotique, d’y entrer et de l’approfondir lorsque cela est utile. 

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Notre objectif n’est pas de savoir jusqu’où vous êtes capable de descendre, mais de trouver la profondeur dont nous avons besoin pour travailler ensemble.

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Nathalie RAVEAUD

Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.

À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.

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