Pourquoi ces ressources ?
Portrait de Nathalie Raveaud entouré d’un cercle violet portant la mention « Je suis secouriste en santé mentale ».

Comprendre ce que l’on traverse, trouver des mots pour en parler et savoir vers qui se tourner : c’est dans cette intention que je partage ces ressources.
Mon engagement citoyen de secouriste en santé mentale et mon activité au cabinet s’exercent dans des cadres différents. Ils nourrissent une même attention : accueillir la parole, partager des repères accessibles et soutenir la démarche vers une aide adaptée.
Vous pouvez parcourir ces articles pour vous-même ou pour mieux comprendre ce que vit un proche, sans avoir nécessairement un projet de consultation.

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L’accueil au cabinet : un lieu, une rencontre et la place de chacun

À quoi ressemble concrètement un rendez-vous chez Féliz’Hypnose ?
Je vous ouvre les portes du cabinet et partage ma façon de concevoir l’accueil, le cadre, le consentement et la place de chacun dans l’accompagnement.

Quand une personne nous dit qu’elle ne va pas bien : comment écouter sans minimiser ni vouloir tout réparer ?


💬 « En ce moment, ça ne va pas. »

Quelques mots, parfois prononcés après une longue hésitation. Face à cette confidence, on peut se sentir démuni. On voudrait rassurer, trouver la bonne réponse, proposer quelque chose qui soulage immédiatement. Alors viennent des phrases souvent bien intentionnées : « Ça va passer », « Essaie de penser à autre chose »,« Tu as pourtant plein de belles choses dans ta vie ».

Avant de recevoir un conseil, une personne peut avoir besoin de sentir que ce qu’elle traverse mérite d’être entendu. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, j’ai souhaité revenir sur cette question concrète : comment être présent pour quelqu’un qui souffre, sans minimiser ce qu’il vit ni chercher à tout résoudre à sa place ?

En 2026, l’Organisation mondiale de la santé souligne l’importance de la parole et de la participation des personnes directement concernées par les troubles de santé mentale. À notre échelle, cela invite aussi à une vigilance : laisser la personne exprimer ses besoins et participer aux décisions qui la concernent.

🔗 La Journée mondiale de la santé mentale 2026


Accueillir une confidence sans chercher immédiatement une explication


Quand quelqu’un exprime un mal-être, nous ne savons pas toujours ce qui se trouve derrière ses mots. Une entrée en matière laisse la personne choisir ce qu’elle souhaite partager :  « Merci de m’en parler. Est-ce que vous souhaitez me raconter ce qui est difficile en ce moment ? »

Il n’est pas nécessaire de mener un interrogatoire ni d’obtenir un récit complet. La personne peut hésiter, chercher ses mots ou ne pas savoir elle-même comment expliquer ce qu’elle ressent. Lui laisser cette possibilité, c’est accueillir sa souffrance sans exiger qu’elle soit parfaitement formulée.

Si le moment ne permet pas une vraie disponibilité, mieux vaut le dire avec attention : « Je voudrais pouvoir vous écouter tranquillement. Est-ce que nous pouvons prendre un moment un peu plus tard ? »

Puis tenir cet engagement. Cette proposition convient lorsqu’il n’y a pas de signe d’urgence ; face à une inquiétude pour la sécurité de la personne, il faut chercher de l’aide sans attendre.


Les petites phrases qui peuvent fermer la discussion


Certaines réponses cherchent à encourager, mais risquent de laisser entendre que la personne devrait pouvoir aller mieux si elle faisait davantage d’efforts. « Il faut relativiser » peut être entendu comme : « Ce que vous ressentez est disproportionné. » « Pensez à ceux qui vivent pire » peut ajouter de la culpabilité. « Moi aussi, ça m’arrive » peut créer un rapprochement, mais aussi déplacer trop rapidement la conversation vers notre propre histoire.

Nous pouvons tous être maladroits. L’essentiel est de rester attentif à ce que notre réponse permet : poursuivre la discussion ou la refermer. Quelques formulations ouvrent l’échange :

› « Je ne vis pas exactement ce que vous vivez, mais je vous écoute. »
› « Qu’est-ce qui vous pèse le plus actuellement ? »
› « Vous n’avez pas besoin de tout m’expliquer maintenant. »
› « Préférez-vous que je vous écoute ou que nous réfléchissions ensemble à une aide possible ? »

Ces phrases sont des propositions, à adapter à la relation et à la situation. Elles laissent une place à la personne pour exprimer ce qui lui serait utile.


Reconnaître la souffrance ne signifie pas approuver toutes les conclusions


Il existe une différence entre accueillir une émotion et confirmer tout ce que la personne dit d’elle-même. Si quelqu’un confie : « Je suis un poids pour tout le monde », il ne s’agit évidemment pas d’acquiescer. Mais répondre aussitôt « C’est faux, ne dites pas ça » peut empêcher de comprendre ce qui l’amène à se sentir ainsi.

Une réponse possible serait : « J’entends que vous avez le sentiment de peser sur les autres. Qu’est-ce qui vous fait ressentir cela ? » On reconnaît l’expérience exprimée, sans présenter cette perception comme une vérité. Ce type de propos mérite également d’être pris au sérieux, en restant attentif à la sécurité de la personne.

De la même façon, reformuler permet de vérifier que l’on a compris : « Si je comprends bien, ce n’est pas seulement la situation qui est difficile, c’est aussi le sentiment de devoir la gérer seul. Est-ce bien cela ? » La personne garde la possibilité de préciser ou de nous corriger.

💡 Reconnaître ce que l’autre ressent et vérifier notre compréhension laissent à sa parole toute sa place.


Soutenir la personne sans décider à sa place


Proposer une solution est parfois notre manière de supporter notre propre impuissance. Nous aimerions que la souffrance cesse, et vite. Avant d’énumérer des conseils, nous pouvons demander : « Qu’est-ce qui pourrait vous aider, même un peu, aujourd’hui ? »

La réponse peut être modeste : parler encore quelques minutes, préparer une démarche, trouver un interlocuteur ou ne pas devoir passer un appel seul. L’enjeu est de laisser la personne participer à ce qui la concerne. Nous pouvons faire des propositions, examiner avec elle les possibilités et lui apporter un appui concret, tout en préservant sa place dans les choix à effectuer.


Ma place de secouriste en santé mentale est un engagement citoyen


Je suis secouriste en santé mentale, formée aux Premiers secours en santé mentale. Cette démarche est avant tout un engagement citoyen : apprendre à accueillir la parole d’une personne en difficulté, à lui apporter un premier soutien et à l’orienter vers une aide adaptée.

Mon activité professionnelle peut naturellement m’amener à recueillir davantage de confidences. Mais cet engagement dépasse le cadre du cabinet. Il concerne aussi les situations du quotidien, auprès d’un proche, d’un collègue ou d’une personne rencontrée.

Être secouriste en santé mentale ne signifie pas devenir le thérapeute de son entourage. Ce rôle est celui d’un relais, d’un passeur entre une souffrance parfois difficile à exprimer et les personnes ou les structures qui pourront apporter le soutien nécessaire. Il ne consiste ni à poser un diagnostic ni à soigner.

La formation s’appuie notamment sur le plan d’action AÉRER©, qui associe le premier contact, l’écoute, le soutien et l’orientation. Sa mise en œuvre demande une formation : un article ne suffit pas à apprendre à intervenir dans toutes les situations.

🔗 Présentation d’AÉRER© par PSSM France

Cette qualité de secouriste est distincte de mon activité d’accompagnement en hypnose et en EMDR. L’enjeu est de faciliter l’accès à une aide correspondant aux besoins de la personne, et non de la diriger systématiquement vers mes propres pratiques.


Être un relais sans devenir l’unique soutien


Soutenir quelqu’un ne signifie pas assurer soi-même sa prise en charge. Notre place de citoyen ou de proche comporte des limites : les reconnaître fait partie d’une démarche d’aide responsable.

Avec notre entourage, le lien affectif entre également en jeu. La peur pour l’autre, l’envie de le protéger ou le sentiment de ne jamais en faire assez peuvent rendre la situation particulièrement éprouvante. L’attachement ne remplace pas les compétences professionnelles, et personne ne devrait porter seul la responsabilité d’une telle situation.

L’objectif est de soutenir la personne pour qu’elle puisse engager elle-même une démarche d’aide : « Ce que vous traversez mérite du soutien. Je vais vous accompagner pour que vous puissiez demander de l’aide. »

Cela peut consister à préparer un appel, à identifier un interlocuteur ou à l’accompagner à un premier rendez-vous. Un médecin traitant peut être un premier point d’entrée ; un psychologue, un psychiatre ou une structure de soins pourra également être sollicité selon la situation.

Il s’agit de l’aider à franchir ce premier pas. Lorsque la situation ne lui permet pas d’engager cette démarche ou qu’un danger immédiat est présent, la priorité est de mobiliser une aide adaptée. On peut rester présent comme proche, tout en laissant aux professionnels leur place et en aidant concrètement à rendre la démarche possible.

📌 Être un passeur, c’est soutenir l’accès à l’aide, sans se substituer à la personne ni aux soignants.


Oser poser les questions difficiles y compris sur les pensées suicidaires


Quand une personne exprime une profonde détresse, la question du suicide peut faire peur. On peut craindre d’être trop direct, de la bouleverser ou de lui donner une idée qu’elle n’avait pas. Pourtant, demander à quelqu’un s’il pense au suicide ne lui suggère pas de le faire. Cela peut au contraire ouvrir un espace où cette souffrance devient dicible et où une aide peut être recherchée.

🔗 Les repères du 3114 sur les questions liées au suicide

Si vous vous inquiétez pour une personne, vous pouvez poser une question claire, calmement et sans jugement :

❓ « Est-ce que vous avez des pensées suicidaires ? »

Il vaut mieux nommer le sujet que recourir à une formulation qui attend déjà une réponse négative, comme « Vous n’allez quand même pas faire une bêtise ? ». Cette capacité à aborder les questions difficiles fait partie des apprentissages de la formation PSSM. Il s’agit de repérer un besoin d’aide et de chercher un relais approprié, sans conduire soi-même une évaluation clinique.

🔗 Les conseils de PSSM France pour aider une personne ayant des idées suicidaires

La réponse ne sera pas toujours immédiate. Mais poser la question peut montrer à la personne que ce sujet n’est pas interdit, que sa souffrance peut être entendue sans jugement. C’est le prolongement de l’écoute évoquée plus haut : laisser une place à ce qui est difficile à dire.

Si elle évoque des pensées suicidaires, prenez ses paroles au sérieux et cherchez du soutien. Vous pouvez lui proposer : « Merci de me l’avoir dit. Nous pouvons appeler ensemble quelqu’un qui saura nous aider. »

🚨 En France, le 3114 est accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour les personnes en détresse ou ayant des pensées suicidaires, mais aussi pour l’entourage inquiet. Vous pouvez appeler en cas de doute, sans attendre d’être certain de la gravité de la situation.

🔗 Contacter le 3114

En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112. Si vous êtes auprès de la personne, restez avec elle lorsque cela peut se faire sans vous mettre en danger, et suivez les consignes des secours. Oser questionner permet que la souffrance soit reconnue et qu’un relais puisse être mobilisé.


Écouter et ouvrir un chemin vers l’aide


Nous ne pouvons pas supprimer la souffrance d’un proche par une conversation. Nous pouvons, en revanche, éviter qu’il ait à défendre ou à justifier ce qu’il ressent pour être entendu.

Écouter sans minimiser, poser les questions nécessaires et accompagner la démarche vers une aide adaptée participent d’une même intention : prendre la personne au sérieux et lui laisser sa place dans ce qui la concerne. La Journée mondiale de la santé mentale est une occasion d’en parler. Cet engagement a sa place toute l’année, dans notre attention à l’autre et dans notre capacité à chercher du soutien avec lui.

📖 Santé mentale : s’informer et trouver du soutien


La Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, est une occasion de mieux comprendre ces questions et de faire connaître les ressources disponibles. Selon que vous souhaitez approfondir le sujet, apprendre à aider ou chercher du soutien pour une personne, voici plusieurs points d’entrée.

Comprendre la démarche de la Journée mondiale

L’Organisation mondiale de la santé présente les enjeux de cette journée. En 2026, elle met en lumière la parole et la participation des personnes directement concernées par les troubles de santé mentale.

🔗 Découvrir la Journée mondiale de la santé mentale 2026

Découvrir les Premiers secours en santé mentale

PSSM France présente le plan d’action AÉRER©, enseigné en formation pour apporter un premier soutien et faciliter l’accès à une aide adaptée. Une ressource pour comprendre le rôle du secouriste et ce que cette démarche citoyenne recouvre.

🔗 Comprendre le plan d’action AÉRER©

Aborder les pensées suicidaires et chercher de l’aide

Le 3114 et PSSM France proposent des explications pour dépasser les idées reçues, ouvrir le dialogue et rechercher du soutien. Ces lectures complètent les repères de cet article ; face à une situation qui vous inquiète, vous pouvez aussi demander directement conseil.

🔗 Les réponses du 3114 aux questions sur le suicide
🔗 Les conseils de PSSM France pour aider une personne ayant des idées suicidaires

🚨 Besoin de soutien pour vous-même ou inquiet pour quelqu’un ?

Le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en France. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

🔗 Accéder au site du 3114

Pour prolonger cette lecture


Cet article vous a peut-être donné envie de mieux comprendre certaines réactions, de mettre des mots sur une difficulté ou de découvrir ce que signifie être accompagné. Vous pouvez explorer ces questions à votre rythme, que vous cherchiez des repères pour vous-même ou pour mieux comprendre ce que traverse un proche.

Découvrir les ressources de Féliz’Hypnose

Deux prochains articles prolongeront également cette réflexion :

🖍️ À venir : Secouriste en santé mentale : un engagement citoyen qui fait écho à ma posture d’accompagnement

J’y présenterai ce que signifie cet engagement dans la vie quotidienne, les repères du plan d’action AÉRER© et les liens que je fais avec ma manière d’accueillir la parole, de soutenir l’autonomie et d’orienter vers une aide adaptée.

🖍️ À venir : L’accueil au cabinet, le lieu et la place de chacun

Un article pour découvrir le cadre dans lequel je vous accueille, la place laissée à vos questions et à vos préférences, ainsi que la présence de Fluffy. Une façon de rendre la première rencontre plus concrète, au-delà des explications sur les approches proposées.

 

Poursuivez votre découverte à votre rythme


Des ressources pour comprendre ce que vous vivez et découvrir les approches proposées, que vous envisagiez un accompagnement ou cherchiez des repères.

Explorer les ressources


Parcourir des articles sur les émotions, le sommeil, le stress et d’autres difficultés du quotidien. Trouver des explications accessibles et des ressources pratiques, notamment autour de l’auto-hypnose.

Hypnose thérapeutique à Villeurbanne près de Lyon

Découvrir l’hypnose thérapeutique


Comprendre ce qu’est l’hypnose, comment se déroule une séance et quelle place vous gardez dans l’accompagnement. Des repères pour découvrir cette approche et répondre à vos premières questions.

Comprendre l’EMDR


Découvrir les principes de l’EMDR, les situations dans lesquelles cette approche est utilisée et le déroulement d’un accompagnement, avec ses indications et ses limites.


Nathalie RAVEAUD

Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.

À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.

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