Pourquoi ces ressources ?
Portrait de Nathalie Raveaud entouré d’un cercle violet portant la mention « Je suis secouriste en santé mentale ».

Comprendre ce que l’on traverse, trouver des mots pour en parler et savoir vers qui se tourner : c’est dans cette intention que je partage ces ressources.
Mon engagement citoyen de secouriste en santé mentale et mon activité au cabinet s’exercent dans des cadres différents. Ils nourrissent une même attention : accueillir la parole, partager des repères accessibles et soutenir la démarche vers une aide adaptée.
Vous pouvez parcourir ces articles pour vous-même ou pour mieux comprendre ce que vit un proche, sans avoir nécessairement un projet de consultation.

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Portrait de Nathalie Raveaud, hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne.

Secouriste en santé mentale : un engagement citoyen qui fait écho à ma posture d’accompagnement

Oser aller vers une personne en difficulté, écouter et faciliter l’accès à l’aide : je partage mon engagement de secouriste en santé mentale et ses échos dans ma posture d’accompagnement.

L’accueil au cabinet : un lieu, une rencontre et la place de chacun


Avant un premier rendez-vous, les questions ne concernent pas seulement l’hypnose ou l’EMDR.

On peut aussi se demander où l’on va arriver, comment on va s’installer, ce qu’il faudra raconter, si l’on saura trouver les mots, si certaines questions seront obligatoires ou encore quelle attitude il faudra adopter face à la personne qui nous reçoit.

La réponse la plus simple que je puisse vous donner est probablement celle-ci : vous n’avez pas de rôle particulier à jouer en venant au cabinet.

Et de mon côté, je n’essaie pas davantage d’en jouer un.

Mon cabinet me ressemble. Ma façon de vous y accueillir aussi.


Un cabinet installé dans un lieu de vie


Je consulte à mon domicile.

Le cabinet occupe ce qui était autrefois mon salon. Il a aujourd’hui une fonction professionnelle très claire, mais il conserve forcément quelque chose d’un lieu habité. Je n’ai jamais vraiment cherché à effacer cette dimension.

Nous ne sommes pas dans un cabinet médical et je ne souhaite pas en reproduire artificiellement les codes. Cela n’enlève rien au sérieux du cadre ou de l’accompagnement. Cela signifie simplement que la rencontre se déroule dans un environnement qui reste chaleureux, vivant et personnel.

Ce lieu a aussi une histoire particulière pour moi. C’est l’appartement dans lequel j’ai grandi, que j’ai racheté après le décès de ma mère. Le cabinet occupe aujourd’hui l’ancien salon familial.

Je ne cherche pas à donner à cette histoire une signification qu’elle devrait avoir pour les personnes que j’accompagne. Elle m’appartient. Mais elle fait partie de ma relation à ce lieu. Il porte une histoire familiale, une charge émotionnelle, des souvenirs, et ce qui est devenu avec le temps une forme de transformation et de renouveau.

Il y a quelque chose qui me semble profondément juste dans le fait qu’un espace ayant eu une première vie puisse aujourd’hui en accueillir une autre. C’est aussi, d’une certaine manière, ce que viennent chercher beaucoup de personnes au cabinet : transformer quelque chose, retrouver du mouvement, réveiller parfois une part d’elles-mêmes restée longtemps en retrait ou endormie.

📌 Un lieu peut garder les traces de ce qu’il a été sans rester enfermé dans son passé.

L’espace dont je dispose pour faire attendre quelqu’un est assez limité. J’organise donc mes rendez-vous de manière à éviter autant que possible qu’ils se chevauchent. L’objectif n’est pas de vous faire patienter dans un petit espace parce que « c’est comme cela que fonctionne un cabinet », mais au contraire de prévoir suffisamment de temps entre deux consultations pour que chacun puisse arriver et repartir tranquillement.

Ce détail logistique participe lui aussi, à sa façon, à l’accueil.


Un bureau, un écran de 34 pouces… et parfois une tasse de thé


La première chose que vous remarquerez probablement est que nous nous installons généralement face à face, autour d’un bureau.

Le bureau a une vraie fonction. Il me permet de prendre quelques notes lorsque c’est utile, de travailler avec certains supports ou de vous montrer quelque chose à l’écran. En EMDR notamment, j’utilise des représentations visuelles pour rendre plus concret ce que nous sommes en train d’explorer.

Et puis il y a l’écran.

Difficile de le faire passer inaperçu : cet écran XXL, le clavier et le bureau sont aussi quelques vestiges très assumés de mon autre vie professionnelle. Je travaille depuis près de trente ans dans l’univers de la donnée. Être devant un écran et un clavier est donc pour moi un environnement extraordinairement familier.

Et cela compte.

Je pourrais vous recevoir assise devant un canapé, carnet à la main, dans une configuration que l’on associe volontiers au cabinet d’un psychologue. Mais je ne suis pas psychologue et cette posture ne me ressemble pas.

Pour être disponible à la personne qui vient me voir, j’ai moi aussi besoin de me sentir à ma place.

📌 Un cadre professionnel n’a pas besoin d’être impersonnel pour être sérieux.

Le bureau accueille d’ailleurs aussi des objets beaucoup moins technologiques : votre tasse de café ou de thé et la mienne, que nous pouvons prendre plaisir à déguster pendant notre échange.

Finalement, entre l’écran et la tasse de thé, il y a déjà une assez bonne représentation de l’atmosphère du cabinet : structurée, mais sans solennité excessive.


Plusieurs espaces, parce qu’une séance ne se déroule pas toujours de la même manière


Le bureau n’est pas le seul endroit où nous pouvons travailler.

Le cabinet dispose également d’un canapé, d’une table basse et d’un fauteuil que j’utilise notamment pour l’hypnose.

Selon les séances et selon votre confort, l’hypnose peut se dérouler dans ce fauteuil, en position allongée, ou sur le canapé, en position semi-assise ou complètement allongée.

Rien n’est figé ou contraint. L’essentiel est que vous vous sentiez à l’aise et confortablement installé pour vivre ce temps le plus pleinement possible.

En EMDR, l’organisation est différente. Nous restons en interaction tout au long du travail et nous devons pouvoir nous faire face. Vous pouvez rester dans votre fauteuil ou vous installer sur le canapé.

L’EMDR repose notamment sur des stimulations qui peuvent être proposées selon différentes modalités : visuelles, auditives ou kinesthésiques. C’est cette dernière modalité que je pratique.

Je réalise les stimulations — les stimulations bilatérales alternées, pour les puristes — à l’aide d’une baguette. Elle permet notamment de conserver une certaine distance physique. Celle-ci n’aura aucune importance particulière pour certains, alors qu’elle peut être essentielle pour d’autres, notamment lorsque leur vécu rend la proximité ou le contact plus difficiles.

Et il arrive aussi de pousser les meubles pour certains protocoles de PNL qui nécessitent de pouvoir bouger dans l’espace.

En résumé, l’espace s’adapte à ce que nous faisons.

Montage du cabinet Féliz’Hypnose à Villeurbanne montrant l’espace de consultation avec bureau, le canapé et le fauteuil d’hypnose, ainsi que Fluffy, la chatte noire du cabinet.

La première séance : commencer par vous écouter


Lors de notre première rencontre, je suis généralement peu directive dans la manière dont je recueille votre histoire.

Vous arrivez avec une raison de consulter, mais cette raison ne raconte pas nécessairement à elle seule tout ce qui compte.

Je vous laisse donc une large place pour m’expliquer ce qui vous amène, dans l’ordre qui vous vient naturellement. Je peux bien sûr vous poser des questions, revenir sur un point ou recentrer notre échange lorsqu’il s’éloigne beaucoup de la difficulté qui nous occupe. Mais je cherche d’abord à comprendre comment vous organisez spontanément votre récit.

Ce que vous choisissez de raconter compte.

La manière dont vous le racontez également.

Et ce que vous ne souhaitez pas raconter mérite tout autant d’être respecté.

Il peut arriver que je pose une question et que vous ne répondiez pas. Je considère qu’un silence est déjà une réponse : à cet instant, ce sujet n’est probablement pas disponible pour vous.

Nous n’avons pas besoin de le forcer.

S’il est important pour la suite de l’accompagnement, nous pourrons y revenir plus tard, lorsque vous vous sentirez prêt et lorsque suffisamment de confiance se sera construite entre nous.

La relation de travail ne se décrète pas au premier rendez-vous. Elle se construit progressivement, dans ce que nous pouvons nous dire, mais aussi dans la possibilité de ne pas tout dire immédiatement.


Le consentement ne se donne pas une fois pour toutes


Avant toute chose, ce qui est partagé pendant nos rendez-vous s’inscrit dans un cadre de confidentialité.

Je vous explique également certains éléments de fonctionnement du cabinet. J’enregistre habituellement les séances et je demande toujours votre accord auparavant.

Cet enregistrement a une fonction très concrète dans ma pratique : il me permet de rester davantage dans l’échange avec vous plutôt que de devoir noter continuellement ce que vous dites.

Il me permet aussi de retrouver vos formulations précises.

C’est particulièrement précieux lorsque nous travaillons en EMDR sur certaines pensées ou croyances. Entre l’idée générale dont je me souviens et les mots exacts que vous avez employés, il peut exister une différence importante.

L’enregistrement ne remplace donc pas l’écoute : il me permet au contraire d’être davantage présente pendant l’échange.

Le consentement intervient également tout au long de l’accompagnement.

En hypnose, je reprends avec vous les éléments qui permettent de sécuriser l’expérience : ce que nous allons faire, ce que vous pouvez faire à tout moment et les autorisations dont j’ai éventuellement besoin.

Si un contact physique peut être proposé, par exemple, il ne va jamais de soi : votre accord est nécessaire.

En EMDR, nous restons en interaction tout au long de la séance et ajustons ce que nous faisons à partir de ce que vous observez et de ce que vous me restituez.

Dans tous les cas, une règle reste simple : si vous ne souhaitez pas aller quelque part, nous n’y allons pas.

En EMDR, le geste STOP fait d’ailleurs partie des repères posés dès le début du travail : vous pouvez interrompre ce qui est en cours à tout moment.

Cela ne signifie pas qu’un sujet difficile disparaît de l’accompagnement. Cela signifie que le moment, la manière et la possibilité de l’aborder comptent aussi.


Vous n’avez pas à être sérieux tout le temps pour travailler sérieusement


Ma manière d’être en séance est assez proche de ma manière d’être dans la vie : spontanée, directe, plutôt naturelle et volontiers décontractée.

Je ne fonctionne pas dans le silence permanent et je ne cherche pas à adopter une neutralité impassible.

Il m’arrive de partager une expérience personnelle lorsqu’elle peut éclairer ce que vous êtes en train d’explorer, vous montrer qu’il existe plusieurs manières de vivre une situation ou simplement m’aider à vérifier que nous parlons bien de la même chose.

Ce partage ne transforme pas votre séance en récit de ma propre histoire. Il sert notre échange… En tout cas, c’est l’objectif.

Cette place accordée à l’échange était déjà au cœur de l’article précédent de cette série : reformuler, vérifier ce que j’ai compris et vous laisser la possibilité de me corriger font partie de ma manière de travailler.

Et puis il y a l’humour.

Parfois même, je l’avoue, une petite dose de sarcasme.

Pas à vos dépens.

Mais certaines peurs, certaines pensées anxieuses ou certaines convictions très installées peuvent être regardées différemment lorsqu’on introduit un léger décalage.

Prenons la peur de l’avion. Si votre cerveau vous présente chaque voyage comme une mort quasiment certaine, il peut m’arriver de vous demander, avec le ton qui convient à notre relation :

💬 « Et jusqu’à présent, combien de fois êtes-vous mort en avion ? »

La question ne cherche évidemment pas à nier votre peur.

Vous savez intellectuellement que tous les passagers ne meurent pas à chaque décollage. Le problème n’est justement pas là.

Mais cette manière de retourner un instant la logique de la peur peut créer une rupture, provoquer un sourire, une réaction ou une nouvelle façon d’examiner ce que votre cerveau présente comme une évidence.

L’humour ne remplace pas le travail, il peut en faire partie.


Et puis il y a Fluffy


Difficile de présenter le cabinet sans parler de Fluffy.

Fluffy est une petite chatte noire dont l’activité principale pendant les consultations consiste généralement à dormir.

Après 18 heures, ses priorités peuvent néanmoins évoluer très sensiblement en direction de sa gamelle.

Elle fait partie du lieu parce qu’elle y vit.

Je ne lui attribue aucun rôle thérapeutique et sa présence ne vous est jamais imposée. Si vous n’êtes pas à l’aise avec elle, elle peut être isolée pendant votre rendez-vous.

À l’inverse, certaines personnes apprécient beaucoup sa présence.

Il m’est arrivé qu’une séance d’hypnose se déroule entièrement avec Fluffy installée de tout son long sur certaines consultantes. Cela suppose évidemment que les deux protagonistes concernées aient trouvé l’arrangement satisfaisant.

Là encore, ce détail assez quotidien rejoint quelque chose de beaucoup plus essentiel dans ma façon de travailler : vous pouvez exprimer ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas.

Le cadre existe, mais vous n’avez pas à le subir.


La place de chacun


Lorsque vous venez me consulter, nous ne sommes pas dans une relation où l’un saurait tout et où l’autre devrait simplement appliquer.

Nous n’avons pas non plus la même place.

Je suis responsable du cadre professionnel que je vous propose, de la manière dont je vous explique les outils que j’utilise, des limites de mon champ d’intervention et des ajustements nécessaires au cours de l’accompagnement.

Vous êtes la personne qui connaît son histoire de l’intérieur.

Vous pouvez me dire ce que vous ressentez, ce que vous comprenez de ce que nous faisons, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas et ce que vous ne souhaitez pas aborder aujourd’hui.

Dans l’article précédent de cette série, je formulais déjà cette idée : pouvoir poser des questions, exprimer ses réserves ou signaler qu’une proposition ne convient pas fait pleinement partie de l’accompagnement.

Le lieu que j’ai construit autour de ma pratique cherche simplement à rendre cette conception concrète.

Un bureau et son écran beaucoup trop grand.
Un fauteuil et un canapé.
Une tasse de thé.
Une chatte qui dort.
Des explications, des questions, parfois des silences.
Et assez souvent quelques éclats de rire.

Aucun de ces éléments ne fait à lui seul un accompagnement.

Mais ensemble, ils créent le cadre dans lequel je peux être à ma place pour vous aider à trouver la vôtre.

Pour prolonger cette lecture


Cette série est partie d’une question simple : quelle place pouvons-nous prendre lorsque quelqu’un nous confie une difficulté ?

Elle nous a conduits de l’écoute dans la vie quotidienne jusqu’au cabinet, en passant par mon engagement de secouriste en santé mentale et les principes qui font écho à ma posture professionnelle.

📕 Déjà disponible : Quand une personne nous dit qu’elle ne va pas bien : comment écouter sans minimiser ni vouloir tout réparer?

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📕 Déjà disponible : Secouriste en santé mentale : un engagement citoyen qui fait écho à ma posture d’accompagnement

Le deuxième volet présente mon engagement de secouriste en santé mentale et les liens que je fais entre écoute, autonomie, orientation et relation d’accompagnement, tout en maintenant clairement la distinction entre ces deux cadres.

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Nathalie RAVEAUD

Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.

À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.

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