Pourquoi ces ressources ?

Le plus beau compliment que l’on puisse me faire après une séance est d’entendre :
« Je comprends enfin ce qui se passe en moi. »
C’est souvent à partir de cette compréhension que les choses commencent à évoluer.
Ces ressources sont nées avec la même intention que celle qui m’anime au cabinet : partager des repères simples, accessibles et concrets pour aider chacun à mieux comprendre ce qu’il vit.
Si elles permettent à certaines personnes de mettre un peu plus de sens sur leurs réactions, alors elles auront pleinement rempli leur rôle.
Pour aller plus loin…
Je suis convaincue que nous apprenons beaucoup de notre propre vécu, à condition de pouvoir le regarder sous un angle nouveau.
Ces ressources sont nées de cette conviction.
Chaque article part d’une expérience que beaucoup d’entre nous peuvent traverser, puis propose quelques clés pour mieux en comprendre les mécanismes. Et lorsque cette compréhension s’installe, elle éclaire souvent notre vécu d’une manière différente.
Le chemin se fait alors dans les deux sens.
Le vécu nourrit la compréhension. La compréhension nourrit le changement. Et le changement donne parfois un nouveau sens au vécu.
Je vous laisse maintenant découvrir les autres ressources de cette thématique, au rythme qui vous conviendra.
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Comprendre ce qui se passe avant la rentrée
Il reste encore plusieurs semaines avant la rentrée.
Les cartables sont rangés dans un coin de la maison. Les cahiers ne sont pas encore achetés. Les journées ont encore le goût des vacances, des soirées qui s’étirent un peu, des repas en famille et des réveils sans contrainte.
Pourtant, depuis quelques jours, quelque chose a changé.
🖼️ Léo a dix ans. En septembre, il fera son entrée en CM2, cette dernière année de primaire qui marque déjà l’approche du collège. Une année importante, souvent vécue avec un mélange d’excitation et d’appréhension.
Chaque soir, au moment de se coucher, il pose la même question à sa maman.
— « C’est dans combien de temps la rentrée ? »
Au début, elle lui répond avec un sourire.
— « Tu as encore le temps d’y penser. Profite de tes vacances. »
Mais les questions reviennent presque tous les soirs. ➔ Puis viennent les inquiétudes.
— « Tu crois que je serai avec mes copains ? »
— « Et si la maîtresse est sévère ? »
— « J’ai pas envie d’y retourner… »
Sa maman remarque aussi quelques changements. ➔ Léo s’endort un peu plus difficilement. ➔ Il paraît plus irritable. ➔ Il profite moins des vacances qu’au début de l’été.
Ce qui la surprend le plus, c’est qu’il ne s’est pourtant encore rien passé.
La rentrée est dans un mois.
Alors pourquoi son fils semble-t-il déjà inquiet ?
🖼️ Cette scène est beaucoup plus fréquente qu’on ne l’imagine.
Chaque été, des parents me racontent la même histoire. Leur enfant commence à poser de nombreuses questions sur l’école, dort moins bien, devient plus sensible ou se plaint de maux de ventre alors même que les vacances sont loin d’être terminées.
Naturellement, une question finit par s’imposer.
❓ S’agit-il simplement d’une inquiétude passagère… ou est-ce le début d’une phobie scolaire ?
Quand le cerveau commence à préparer la rentrée
Nous avons souvent l’impression que les émotions apparaissent uniquement lorsque la situation est présente.
En réalité, notre cerveau fonctionne autrement.
Il n’attend pas le premier jour d’école pour se mettre au travail. Dès qu’un événement important approche, il commence à s’y préparer. Il fouille dans nos souvenirs, compare avec les expériences déjà vécues et essaie d’anticiper ce qui pourrait arriver.
📌 Autrement dit, il prépare déjà demain à partir de ce qu’il a appris hier.
Pour certains enfants, cette préparation reste discrète. Ils pensent parfois à la rentrée, puis retournent naturellement à leurs occupations.
Chez d’autres, elle mobilise progressivement une part de plus en plus importante du système nerveux. Sans même s’en rendre compte, ils commencent déjà à vivre intérieurement un événement qui n’a pourtant pas encore eu lieu.
🖼️ Imaginez un adulte qui doit prendre l’avion dans quinze jours.
Le voyage n’a pas commencé. L’avion est encore au sol. Pourtant, rien qu’en y pensant, son cœur peut accélérer, son ventre se nouer et son imagination construire une multitude de scénarios.
L’événement est encore lointain. Mais son cerveau, lui, s’y prépare déjà.
Pour certains enfants, la rentrée scolaire fonctionne exactement de la même manière.
Une inquiétude n'est pas forcément une phobie scolaire
À ce stade, beaucoup de parents s’inquiètent.
— « Est-ce que mon enfant est en train de développer une phobie scolaire ? »
Dans la majorité des situations, la réponse est non.
📌 Il est parfaitement normal qu’un enfant ressente une certaine appréhension avant une rentrée scolaire, surtout lorsqu’elle correspond à une étape importante de son parcours.
Une nouvelle classe, un nouvel enseignant, la séparation d’avec certains camarades, des attentes scolaires plus importantes ou la perspective du collège sont autant de changements auxquels son cerveau doit s’adapter.
➡️ Un nouvel environnement.
➡️ De nouveaux repères.
➡️ De nouvelles exigences.
➡️ Beaucoup d’inconnues.
Il est donc logique que le système nerveux commence à s’y préparer.
En revanche, lorsque cette inquiétude devient de plus en plus présente, qu’elle envahit progressivement les pensées ou qu’elle conduit l’enfant à éviter tout ce qui lui rappelle l’école, il est intéressant de ne pas attendre.
📌 Consulter ne signifie pas qu’une phobie scolaire est déjà installée. C’est souvent, au contraire, une manière d’éviter qu’elle ne se construise.
🎯 L’objectif n’est pas d’intervenir lorsque la souffrance est devenue très importante. L’objectif est d’aider le système nerveux à retrouver un sentiment de sécurité avant que cette stratégie d’anticipation ne devienne son nouveau fonctionnement.
Pourquoi cette angoisse peut-elle augmenter de jour en jour ?
Lorsque les parents me parlent de leur enfant, une phrase revient très souvent.
— « Pourtant, il allait très bien au début des vacances… »
Et c’est généralement vrai.
En juillet, l’école paraît encore très loin. Les journées sont rythmées par les vacances, les sorties, les baignades, les soirées qui s’éternisent et le plaisir de ne plus regarder l’heure.
Puis, presque sans que l’on s’en aperçoive, le décor change.
Les rayons des magasins se remplissent de cahiers et de cartables. Les publicités pour la rentrée réapparaissent. Les parents commencent à évoquer les fournitures scolaires, les inscriptions à la cantine ou l’organisation du mois de septembre.
Petit à petit, l’école reprend une place dans le quotidien.
Et le cerveau de l’enfant commence, lui aussi, à tourner son attention vers cet événement qui approche.
📌 Plus un événement semble proche, plus notre cerveau lui accorde naturellement de l’importance.
Pour Léo, les questions deviennent un peu plus nombreuses.
— « Tu crois que je serai avec mes copains ? »
— « Et si je n’arrive pas à suivre ? »
— « Est-ce que la maîtresse sera gentille ? »
À chaque fois, sa maman prend le temps de le rassurer. Pendant quelques minutes, cela semble suffire.
Puis, le lendemain, les mêmes questions reviennent.
Comme si son cerveau continuait à chercher une réponse qu’il ne parvenait jamais complètement à trouver.
Quand le cerveau commence à imaginer… il finit parfois par y croire
Notre cerveau supporte difficilement les zones d’incertitude. Lorsqu’il ne connaît pas encore la suite de l’histoire, il essaie naturellement de la construire lui-même. Il imagine, il compare avec ce qu’il a déjà vécu et cherche à prévoir ce qui pourrait arriver.
Ce fonctionnement est parfaitement normal. Pendant des milliers d’années, cette capacité nous a permis d’anticiper les difficultés avant qu’elles ne surviennent.
📌 Pour survivre, notre cerveau a toujours eu davantage intérêt à surestimer un danger qu’à passer à côté d’un risque réel.
Chez un enfant, cette imagination est souvent très vivante.
🖼️ Léo peut déjà se représenter mille situations.
➡️ Arriver dans une classe où il ne connaît personne.
➡️ Être interrogé alors qu’il ne connaît pas la réponse.
➡️ Découvrir que ses meilleurs copains sont répartis dans d’autres classes.
➡️ Se sentir moins à l’aise que les autres.
Aucune de ces scènes n’a encore eu lieu.
Pourtant, son système nerveux commence déjà à réagir.
Le cœur peut battre un peu plus vite. Le ventre peut se serrer. Le sommeil devenir plus léger. Les émotions prendre davantage de place.
📌 Le système nerveux ne réagit pas uniquement à ce qui se passe réellement. Il réagit aussi à ce que le cerveau considère comme suffisamment important pour s’y préparer.
Le cercle qui entretient progressivement l'inquiétude
Au départ, il n’y a souvent qu’une simple pensée.
— « J’espère que tout se passera bien… »
Puis cette pensée revient.
Le cerveau cherche à se rassurer. Il pose une question. Il obtient une réponse. Mais comme personne ne peut garantir exactement comment se déroulera cette rentrée, le doute persiste.
Alors il repose une question. ➔ Puis une autre. ➔ Puis encore une autre.
Petit à petit, toute son attention se focalise sur cet événement.
📌 Sans s’en rendre compte, il nourrit lui-même l’importance qu’il lui accorde.
Le fonctionnement devient alors circulaire.
➡️ Plus il pense à la rentrée.
➡️ Plus son cerveau considère que cette rentrée est importante.
➡️ Plus le système nerveux reste mobilisé.
➡️ Plus les sensations deviennent inconfortables.
➡️ Plus il ressent le besoin de chercher à être rassuré.
Ce cercle est particulièrement difficile à repérer, parce qu’il s’installe progressivement.
L’enfant ne choisit pas d’y penser davantage.
Son cerveau essaie simplement de résoudre une situation qu’il considère encore incomplète.
Puis apparaissent les premières stratégies d'évitement
Face à cet inconfort, le cerveau cherche naturellement une solution.
Et cette solution paraît souvent pleine de bon sens.
Éviter ce qui fait peur.
🖼️ Chez certains enfants, cela passe presque inaperçu.
➡️ Ils changent rapidement de sujet lorsque l’on parle de la rentrée.
➡️ Ils repoussent le moment de préparer leur cartable.
➡️ Ils évitent le rayon des fournitures scolaires.
➡️ Ils demandent que l’on cesse de parler de l’école.
Sur le moment, cela fonctionne.
L’émotion redescend.
Le soulagement est bien réel.
📌 Le cerveau enregistre alors une information très importante : « Lorsque j’évite, je me sens mieux. »
C’est précisément là que le mécanisme peut commencer à s’entretenir.
À court terme, l’évitement apporte un apaisement.
À plus long terme, il risque d’apprendre au cerveau que cette rentrée représente effectivement un danger.
Petit à petit, une inquiétude qui était parfaitement normale peut ainsi prendre de plus en plus de place.
Et c’est précisément avant que ce fonctionnement ne devienne automatique qu’il est souvent le plus facile d’agir.
Pourquoi il n'est pas nécessaire d'attendre que la situation s'aggrave
Lorsque des parents me contactent à la fin du mois d’août, j’entends souvent la même phrase.
— « Nous voulions attendre de voir comment se passerait la rentrée… »
Cette réaction est parfaitement compréhensible.
Après tout, beaucoup d’enfants retrouvent rapidement leurs repères après quelques jours d’école. Ils revoient leurs camarades, découvrent leur nouvel enseignant, reprennent leurs habitudes… et les inquiétudes s’estompent naturellement.
📌 Heureusement, toutes les appréhensions de la rentrée ne deviennent pas une phobie scolaire.
Mais il existe aussi une autre situation.
Pendant plusieurs semaines, le cerveau s’est préparé. Il a imaginé, anticipé et associé progressivement cette rentrée à un événement dont il fallait se méfier.
Puis arrive enfin le premier jour d’école.
L’enfant franchit le portail avec un système nerveux qui est déjà mobilisé depuis plusieurs semaines.
📌 La rentrée ne crée donc pas toujours la difficulté. Elle est parfois simplement le moment où une inquiétude déjà installée devient visible.
Cette nuance est essentielle, parce qu’elle change complètement notre regard.
Nous ne sommes plus face à un enfant qui « refuse l’école ».
Nous sommes face à un enfant dont le cerveau essaie, depuis plusieurs semaines déjà, de le préparer à ce qu’il perçoit comme une situation importante.
Plus le cerveau répète une stratégie… plus elle devient automatique
Le cerveau possède une formidable capacité : il apprend.
C’est grâce à elle qu’un enfant apprend à lire, à faire du vélo, à résoudre un problème de mathématiques ou à jouer d’un instrument.
Mais cette même capacité d’apprentissage concerne aussi les émotions et les réactions de protection.
📌 Le cerveau apprend tout ce que nous répétons, y compris les façons dont nous réagissons face à une situation qui nous inquiète.
Chaque fois que Léo imagine une rentrée difficile…
Chaque fois que son ventre se serre…
Chaque fois qu’il ressent le besoin d’être rassuré…
Son cerveau enregistre une information.
« Cette situation mérite toute mon attention. »
À force de répétitions, cette réaction devient plus rapide.
Plus spontanée. ➔ Plus automatique.
Ce n’est ni un manque de volonté, ni un manque de courage.
C’est simplement un cerveau qui fait ce qu’il sait faire de mieux : apprendre.
➔ Plus une stratégie est répétée…
➔ Plus elle devient familière.
➔ Plus elle risque d’être utilisée automatiquement la fois suivante.
La bonne nouvelle, c’est que ce mécanisme fonctionne dans les deux sens.
📌 Si le cerveau a appris à rester en alerte, il peut également apprendre à retrouver davantage de sécurité.
C'est souvent avant que les difficultés ne s'installent qu'il est le plus facile d'aider
Contrairement à une idée très répandue, il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un enfant refuse d’aller à l’école pour consulter.
Bien au contraire.
🎯 Lorsqu’une stratégie de protection est encore récente, le système nerveux retrouve souvent plus facilement de la souplesse.
C’est précisément pour cette raison que les semaines qui précèdent la rentrée peuvent constituer un moment particulièrement intéressant.
L’objectif n’est pas de préparer l’enfant à « tenir bon ».
Il n’est pas non plus de lui apprendre à cacher son inquiétude.
Il est de comprendre ce qui mobilise aujourd’hui son système nerveux afin de l’aider à retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
🖼️ Concrètement, cela peut permettre d’intervenir avant que certaines difficultés ne prennent davantage de place :
➡️ avant que les nuits deviennent compliquées ;
➡️ avant que les maux de ventre apparaissent chaque matin ;
➡️ avant que les pleurs ne rythment les départs à l’école ;
➡️ avant que le refus scolaire ne s’installe.
📌 Consulter précocement ne signifie pas que la situation est grave. Cela signifie simplement que l’on choisit d’accompagner un fonctionnement avant qu’il ne devienne durable.
Ce que nous cherchons réellement à accompagner
Lorsque je reçois un enfant au cabinet, je ne cherche pas à le convaincre que l’école est formidable.
Je ne lui demande pas de penser autrement.
Et je ne lui explique pas qu’il n’a « aucune raison » d’avoir peur.
Si son système nerveux est en alerte, c’est qu’il existe, pour lui, une raison de l’être.
Même si cette raison paraît minime aux yeux d’un adulte.
📌 Une émotion n’est jamais « exagérée » pour celui qui la ressent. Elle traduit simplement la manière dont son cerveau interprète la situation.
Notre travail commence donc toujours par une phase de compréhension.
❓ Qu’est-ce qui inquiète réellement cet enfant ?
❓ Depuis quand cette inquiétude est-elle apparue ?
❓ Que cherche exactement à protéger son cerveau ?
Les réponses sont très différentes d’un enfant à l’autre.
Chez certains, il s’agit d’une séparation difficile.
Chez d’autres, d’un conflit avec un camarade.
Pour d’autres encore, d’une peur de l’échec, d’un perfectionnisme très présent ou d’une grande sensibilité au regard des autres.
➡️ Les symptômes peuvent se ressembler.
➡️ Les causes, elles, sont souvent très différentes.
📌 C’est pourquoi chaque accompagnement est unique. Nous ne traitons pas une « phobie scolaire ». Nous accompagnons un enfant, avec son histoire, son fonctionnement et les expériences qui ont construit sa manière de réagir aujourd’hui.
Comment l'hypnose et l'EMDR peuvent aider
Lorsque les parents découvrent cette manière de comprendre les choses, une question revient presque toujours.
« D’accord… mais comment peut-on aider un enfant dans cette situation ? »
La première étape consiste à ne plus considérer son inquiétude comme un caprice, un manque de volonté ou une opposition.
Nous cherchons d’abord à comprendre ce que son système nerveux essaie de protéger. Ce changement de regard est déjà une étape importante, parce qu’il permet d’accompagner l’enfant avec davantage de calme et de sécurité.
L’hypnose, telle que je la pratique avec les enfants, n’a pas pour objectif de leur faire oublier leurs peurs ou de leur répéter que « tout va bien ». Elle leur offre un espace dans lequel ils peuvent mobiliser leurs propres ressources, retrouver de la confiance et expérimenter progressivement d’autres façons de vivre les situations qui les inquiètent.
🎯 L’objectif n’est pas de supprimer une émotion. Il est d’aider le système nerveux à retrouver suffisamment de sécurité pour qu’il n’ait plus besoin de rester en alerte en permanence.
Lorsque certaines expériences continuent d’alimenter cette inquiétude, un accompagnement en EMDR peut également trouver toute sa place.
Il peut s’agir d’une rentrée particulièrement difficile, d’un épisode de harcèlement, d’une humiliation devant la classe ou de toute autre expérience qui, parfois, semble anodine aux yeux des adultes mais qui est restée fortement enregistrée par le cerveau de l’enfant.
📌 L’EMDR ne cherche pas à effacer les souvenirs. Il aide le cerveau à retraiter certaines expériences afin qu’elles influencent moins les réactions d’aujourd’hui.
Progressivement, le système nerveux retrouve davantage de souplesse. Les pensées deviennent moins envahissantes, les sensations physiques diminuent et l’enfant peut aborder la rentrée avec un sentiment de sécurité plus solide.
Et Léo, dans tout ça ?
Au moment où j’écris ces lignes, la rentrée n’a pas encore eu lieu.
Léo est déjà venu à plusieurs reprises au cabinet et, même si le chemin n’est pas terminé, ses parents observent déjà quelques changements encourageants.
Les questions reviennent moins souvent.
Lorsqu’elles apparaissent, elles prennent moins de place qu’au début de l’été.
Léo a même participé au choix de son cahier de texte et de ses fournitures scolaires. Là où chaque conversation autour de la rentrée semblait auparavant raviver son inquiétude, il commence progressivement à reprendre sa place dans les préparatifs.
🖼️ Ce ne sont pas encore de grands bouleversements.
Ce sont ces petits changements du quotidien qui passent parfois presque inaperçus : une discussion qui se termine sans angoisse, un cartable choisi avec davantage de curiosité que de crainte, quelques projets que l’enfant commence à faire pour retrouver ses copains ou découvrir sa nouvelle classe.
Ses parents me disent aussi qu’ils se sentent moins démunis.
Ils ne cherchent plus à convaincre Léo qu’il n’a aucune raison d’avoir peur.
Ils comprennent davantage ce qui est en train de se jouer et savent désormais comment l’accompagner.
📌 Lorsque les parents retrouvent des repères, les enfants retrouvent souvent les leurs plus facilement.
Aujourd’hui, personne ne peut dire exactement comment se déroulera cette rentrée.
Et ce n’est finalement pas le plus important.
Ce qui compte, c’est que l’inquiétude ne soit plus seule à occuper toute la place.
Petit à petit, la curiosité, l’envie de retrouver les copains et l’espoir d’une rentrée qui puisse bien se passer recommencent eux aussi à exister.
C’est souvent ainsi que les choses commencent à évoluer.
À retenir
📌 Une certaine appréhension avant la rentrée est fréquente, surtout lorsqu’elle correspond à une étape importante de la scolarité.
📌 Le cerveau n’attend pas le premier jour d’école pour se préparer. Il peut commencer à anticiper plusieurs semaines avant l’événement.
📌 Plus cette anticipation se répète, plus le système nerveux peut rester mobilisé et rendre les émotions envahissantes.
📌 Les stratégies d’évitement soulagent souvent sur le moment, mais elles peuvent aussi renforcer progressivement l’idée que la situation est dangereuse.
🎯 Intervenir tôt permet souvent d’aider le système nerveux à retrouver davantage de sécurité avant que cette stratégie de protection ne s’installe durablement.
🚨 Si votre enfant présente une souffrance importante, refuse durablement d’aller à l’école ou si son anxiété devient très envahissante, il est important d’en parler avec votre médecin afin d’écarter toute situation nécessitant une prise en charge spécifique et de mettre en place l’accompagnement le plus adapté.
Votre enfant appréhende déjà la rentrée ?
📌 Une phobie scolaire ne commence pas toujours le jour où un enfant refuse d’aller à l’école. Elle commence parfois plusieurs semaines plus tôt, lorsque son système nerveux apprend progressivement à redouter cette rentrée.
Transformer cette compréhension en changement
Si, en lisant cet article, vous avez reconnu votre enfant, gardez en tête qu’il n’est pas nécessaire d’attendre que les difficultés prennent de l’ampleur avant de demander de l’aide.
Les semaines qui précèdent la rentrée constituent souvent une période particulièrement favorable pour comprendre ce qui mobilise aujourd’hui son système nerveux et l’aider à retrouver un sentiment de sécurité avant que l’inquiétude ne s’installe durablement.
Chaque enfant est différent. Chaque histoire est unique. Mais une chose revient souvent au cabinet : lorsqu’un enfant se sent compris plutôt que poussé à dépasser sa peur, il retrouve plus facilement les ressources dont il dispose déjà.
Si vous souhaitez préparer cette rentrée dans les meilleures conditions possibles pour votre enfant, je serai heureuse de vous accompagner dans cette démarche.
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Nathalie RAVEAUD
Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.
À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.










