Pourquoi ces ressources ?

Le plus beau compliment que l’on puisse me faire après une séance est d’entendre :
« Je comprends enfin ce qui se passe en moi. »
C’est souvent à partir de cette compréhension que les choses commencent à évoluer.
Ces ressources sont nées avec la même intention que celle qui m’anime au cabinet : partager des repères simples, accessibles et concrets pour aider chacun à mieux comprendre ce qu’il vit.
Si elles permettent à certaines personnes de mettre un peu plus de sens sur leurs réactions, alors elles auront pleinement rempli leur rôle.
Pour aller plus loin…
Je suis convaincue que nous apprenons beaucoup de notre propre vécu, à condition de pouvoir le regarder sous un angle nouveau.
Ces ressources sont nées de cette conviction.
Chaque article part d’une expérience que beaucoup d’entre nous peuvent traverser, puis propose quelques clés pour mieux en comprendre les mécanismes. Et lorsque cette compréhension s’installe, elle éclaire souvent notre vécu d’une manière différente.
Le chemin se fait alors dans les deux sens.
Le vécu nourrit la compréhension. La compréhension nourrit le changement. Et le changement donne parfois un nouveau sens au vécu.
Je vous laisse maintenant découvrir les autres ressources de cette thématique, au rythme qui vous conviendra.
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Les déclencheurs : pourquoi une odeur, une musique ou une sensation peuvent tout changer
Il vous est peut-être déjà arrivé de réagir d’une manière qui vous a surpris. Une émotion qui surgit sans prévenir. Un malaise difficile à expliquer. Une sensation de tension alors que tout semblait pourtant aller bien quelques instants auparavant.
Parfois, il suffit de très peu. Les paroles d’une chanson entendue à la radio. Le bruit d’un verre qui se brise. L’odeur caractéristique des pins au détour d’un chemin. Le claquement d’une porte. Ou encore une sensation inhabituelle dans votre propre corps.
Et soudain…
Quelque chose change.
Le cœur s’accélère. Les muscles se tendent. Une émotion apparaît, sans que vous puissiez toujours comprendre ce qui vient de la provoquer.
Ces réactions donnent parfois l’impression d’arriver « sans raison ». Pourtant, elles répondent bien souvent à un mécanisme parfaitement normal du cerveau.
📌 Ce mécanisme porte un nom : les déclencheurs.
Comprendre leur fonctionnement permet souvent de porter un regard différent sur certaines réactions qui semblaient jusque-là incompréhensibles.
Qu'est-ce qu'un déclencheur ?
Notre cerveau possède une extraordinaire capacité d’apprentissage. Chaque expérience importante que nous vivons laisse une trace. Mais cette trace ne s’enregistre pas uniquement sous la forme d’un souvenir, comme les différentes scènes d’un film que l’on pourrait revoir du début jusqu’à la fin.
Le cerveau enregistre également une multitude de petits éléments présents au moment où l’événement se déroule : une image, un son, une odeur, une sensation dans le corps, une émotion, une pensée ou encore une croyance.
Autrement dit, une même expérience est mémorisée à travers de nombreux fragments, chacun correspondant à une information particulière.
Le cerveau ne choisit pas consciemment les fragments qu’il mémorise. Ce travail se fait automatiquement, en fonction de la manière dont l’événement a été vécu à cet instant précis.
📌 Et c’est là un point essentiel.
Deux personnes peuvent vivre exactement le même événement… sans que leur cerveau n’en retienne les mêmes fragments.
🖼️ Imaginons deux personnes impliquées dans un même accident de voiture. Toutes deux vivent la même scène. Pourtant, l’une gardera principalement en mémoire le bruit du pare-brise qui éclate, tandis que l’autre retiendra davantage la sensation de la ceinture de sécurité qui se bloque brutalement contre sa poitrine.
Des années plus tard, ces deux personnes pourront réagir de manière très différente.
➔ Chez la première, le bruit d’un verre qui se brise ou d’un objet qui éclate pourra provoquer une réaction de stress, alors que le port d’une ceinture ne lui posera aucune difficulté.
➔ Chez la seconde, c’est peut-être le simple fait de porter un sac en bandoulière, une ceinture très serrée ou un vêtement comprimant le thorax qui fera naître un profond sentiment d’inconfort… sans qu’elle en comprenne immédiatement la raison.
Pourtant, ni le bruit, ni la bandoulière ne sont dangereux.
Ils correspondent simplement à des fragments que le cerveau a associés, à un moment de son histoire, à une situation vécue comme menaçante.
C’est précisément ce que l’on appelle un déclencheur.
À lui seul, un déclencheur ne crée pas le danger. Il agit comme un signal qui indique au cerveau :
🚨 « Cette situation ressemble peut-être à quelque chose qu’il vaut mieux prendre au sérieux. »
Les déclencheurs externes : lorsque le cerveau reconnaît son environnement
Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, notre cerveau compare en permanence les informations qu’il reçoit avec celles qu’il a déjà enregistrées au cours de notre vie. Lorsqu’un événement est vécu avec une forte intensité émotionnelle, il ne mémorise pas uniquement l’événement lui-même. Il enregistre également tout ce qui l’entoure.
🖼️ Reprenons l’exemple de nos deux personnes impliquées dans un même accident de voiture.
Chez la première, le cerveau a principalement retenu le bruit du pare-brise qui éclate. Mais il aurait tout aussi bien pu mémoriser la chanson diffusée à la radio à cet instant précis, l’odeur caractéristique de l’habitacle, le bruit du klaxon, les gyrophares des secours, la pluie qui frappait le pare-brise ou encore la lumière très particulière d’une fin de journée d’hiver.
Tous ces éléments ont un point commun : ils proviennent de notre environnement. Ils ont été perçus grâce à nos cinq sens, c’est-à-dire ce que nous voyons, entendons, sentons, touchons ou goûtons.
La plupart du temps, ces informations restent de simples souvenirs. Mais lorsqu’elles ont été associées à une expérience vécue comme dangereuse, elles peuvent devenir des déclencheurs externes.
Des années plus tard, le cerveau pourra reconnaître l’un de ces fragments. Non pas parce qu’il est dangereux en lui-même, mais parce qu’il lui rappelle une situation dans laquelle il a cru que notre sécurité était menacée.
Autrement dit, le cerveau ne réagit pas à la réalité de la situation.
📌 Le cerveau ne réagit pas à la réalité de ce qu’il perçoit. Il réagit à la signification que cette information a prise au moment où elle a été enregistrée.
Les déclencheurs internes : lorsque le corps devient lui aussi une source d'information
Mais notre cerveau ne mémorise pas uniquement les informations provenant de notre environnement. Il enregistre également tout ce qui se passe à l’intérieur de nous.
On apprend souvent que nous possédons cinq sens. En réalité, notre cerveau s’appuie sur bien davantage d’informations que cela. En permanence, il perçoit la température de notre corps, notre équilibre, la position de nos membres dans l’espace, les tensions musculaires, la douleur, notre respiration, les battements de notre cœur, les sensations digestives… et bien d’autres encore.
Les neurosciences utilisent différents termes pour désigner ces différentes perceptions internes, comme l’interoception (les sensations provenant du fonctionnement de notre organisme, par exemple les battements du cœur, la respiration ou les sensations digestives), la proprioception (la perception de la position et des mouvements de notre corps), l’équilibrioception ou sens vestibulaire (la perception de notre équilibre et de notre stabilité), la thermoception (la perception du chaud et du froid) ou encore la nociception (la perception de la douleur).
📌 Vous n’avez pas besoin de retenir ces termes. Ce qu’il est utile de comprendre, c’est que notre cerveau écoute en permanence deux grandes sources d’information : tout ce qui se passe autour de nous… et tout ce qui se passe en nous.
Ces informations sont précieuses. Elles nous permettent de garder notre équilibre, d’ajuster nos mouvements, de ressentir la faim, la soif, la fatigue, la douleur ou encore les variations de température. Sans elles, nous serions incapables de nous adapter à notre environnement.
Mais, comme les informations provenant de nos cinq sens, ces sensations internes peuvent elles aussi être enregistrées comme des fragments d’une expérience particulièrement marquante.
🖼️ Reprenons le second occupant de notre accident de voiture. Chez lui, ce n’est pas le bruit du pare-brise qui a laissé la trace la plus importante. C’est la sensation brutale de la ceinture de sécurité qui se bloque contre sa poitrine au moment de l’impact.
Au cours de cet accident, son cerveau a enregistré cette sensation comme l’un des fragments de l’expérience. Quelques années plus tard, il pourra ressentir un profond inconfort en portant un sac en bandoulière, une ceinture très serrée ou tout autre vêtement exerçant une pression au même endroit.
De la même manière, une sensation de chaleur, un vertige, une impression d’instabilité, une tension musculaire ou une boule dans la gorge peuvent parfois devenir des déclencheurs. Non pas parce que ces sensations sont dangereuses en elles-mêmes, mais parce qu’elles rappellent au cerveau une expérience ancienne qu’il avait associée à un danger.
📌 Comme pour les déclencheurs externes, le cerveau ne réagit pas à la réalité de cette sensation. Il réagit à la signification qu’elle a prise au moment où elle a été enregistrée.
Pourquoi ces réactions paraissent-elles parfois incompréhensibles ?
Nous avons vu que le cerveau peut enregistrer de nombreux fragments d’une même expérience. Mais il ne mémorise pas uniquement ce que nous avons vu, entendu ou ressenti. Face à une expérience vécue comme dangereuse, le système nerveux poursuit un seul objectif : 🎯 continuer à nous protéger.
Pour cela, notre cerveau ne cherche pas seulement à conserver le souvenir de ce qui s’est passé. Il tente aussi de comprendre l’événement afin de mieux anticiper l’avenir. En quelque sorte, il cherche à répondre à quelques questions essentielles :
❓Que s’est-il passé ?
❓Pourquoi cela m’est-il arrivé ?
❓Et surtout, comment pourrais-je me protéger si une situation semblable se représentait ?
Les réponses qu’il construit à cet instant deviennent parfois de véritables repères pour la suite. Au-delà des souvenirs et des fragments sensoriels, le cerveau peut ainsi enregistrer des croyances, c’est-à-dire une manière d’interpréter ce qu’il vient de vivre.
🖼️ Reprenons l’exemple de notre accident de voiture. Les deux occupants ont vécu exactement le même événement, mais ils n’en tireront pas forcément les mêmes conclusions.
L’un pourra progressivement enregistrer la croyance : « Je ne suis plus en sécurité en voiture. » Chaque trajet deviendra alors plus difficile, même lorsqu’il n’est que passager.
Un autre retiendra plutôt : « Tant que je conduis, je garde le contrôle. » Il acceptera peut-être encore de prendre le volant, mais ressentira une forte appréhension à l’idée de monter côté passager, là où il ne maîtrise plus la situation.
Une troisième personne pourra construire une croyance plus générale, comme : « Le danger peut surgir à tout moment. » Progressivement, cette vigilance ne concernera plus uniquement la voiture. Elle pourra s’étendre à d’autres situations du quotidien.
Ces croyances ne sont pas des choix conscients. Nous ne nous les répétons pas volontairement. Pourtant, elles influencent progressivement notre manière de percevoir le monde, d’interpréter certaines situations et de réagir face à elles. Elles représentent, en quelque sorte, la meilleure solution que le cerveau a trouvée à ce moment-là pour continuer à assurer notre sécurité.
C’est précisément à partir de ces croyances que pourront ensuite se construire différentes stratégies de protection. Certaines consisteront à éviter les situations perçues comme dangereuses. D’autres chercheront au contraire à tout anticiper ou à tout contrôler.
Toutes auront cependant le même objectif : 🎯 nous protéger, même si, avec le temps, elles finissent parfois par entretenir l’état d’alerte au lieu de le faire disparaître.
Nous consacrerons les prochains articles à ces mécanismes. Vous verrez qu’ils répondent tous à une même logique : celle d’un système nerveux qui cherche, avant tout, à assurer notre sécurité.
Le cerveau peut apprendre qu'il n'y a plus de danger
Depuis le début de cet article, nous avons découvert que notre cerveau est capable d’enregistrer une multitude d’informations au cours d’une même expérience.
- Des fragments sensoriels.
- Des sensations corporelles.
- Des conclusions sur ce qui s’est passé.
Toutes ces informations poursuivent le même objectif : 🎯 nous protéger.
La bonne nouvelle est que cette capacité d’apprentissage fonctionne dans les deux sens.
Si le cerveau a appris à associer certaines informations à un danger, il est également capable d’apprendre que ce danger appartient désormais au passé.
Cette capacité d’évolution accompagne chacun d’entre nous tout au long de notre vie.
Chaque nouvel apprentissage, chaque expérience répétée, chaque compétence acquise montre que notre cerveau continue en permanence à créer de nouvelles connexions et à adapter son fonctionnement.
📌 C’est également ce qui rend possible le travail thérapeutique.
En EMDR, cette capacité est mise au service du retraitement d’expériences restées bloquées dans le système nerveux. Le souvenir n’est pas effacé. En revanche, le cerveau peut progressivement l’intégrer comme un événement appartenant au passé, sans qu’il continue à déclencher les mêmes réactions dans le présent.
L’hypnose, quant à elle, s’appuie également sur cette formidable capacité d’apprentissage. En favorisant de nouvelles expériences émotionnelles, de nouveaux points de vue ou de nouveaux comportements, elle permet progressivement au cerveau de construire d’autres repères et de développer des fonctionnements plus adaptés à la réalité d’aujourd’hui.
📌 Notre cerveau n’est donc pas figé. Il continue d’évoluer tout au long de notre existence.
Les habitudes que nous développons, les comportements que nous répétons et les nouvelles expériences que nous vivons modifient progressivement les réseaux neuronaux sur lesquels il s’appuie. Ces changements demandent du temps, de la répétition et parfois un accompagnement adapté, mais ils témoignent tous d’une même réalité : le cerveau conserve toute sa vie une remarquable capacité d’évolution.
Comprendre les déclencheurs constitue déjà une première étape.
Comprendre ne fait pas disparaître immédiatement une réaction.
En revanche, cette compréhension permet souvent de remplacer la culpabilité par la curiosité, de redonner du sens à ce que nous vivons et d’ouvrir progressivement la voie vers davantage de liberté.
À retenir
Si vous ne deviez retenir que quelques idées de cet article, ce seraient probablement celles-ci :
📌 Les déclencheurs, qu’ils soient externes (une odeur, un bruit, une musique, un lieu…) ou internes (une sensation corporelle, un vertige, une chaleur, une tension…), ne sont pas le danger.
📌 Ils correspondent à des fragments d’une expérience que le cerveau a associés, à un moment de notre histoire, à une situation vécue comme menaçante.
📌 Lorsque ces fragments sont de nouveau rencontrés, le système nerveux peut réactiver son état d’alerte, non pas parce que le danger est présent aujourd’hui, mais parce qu’il cherche, comme toujours, à nous protéger avec les informations qu’il a enregistrées à ce moment-là.
Poursuivre votre chemin de compréhension
Cette série d’articles vous propose de découvrir, étape après étape, les principaux mécanismes du système nerveux afin de mieux comprendre certaines réactions parfois déroutantes.
Si vous souhaitez approfondir ces notions, vous pouvez poursuivre votre lecture avec les articles suivants :
📕 Déjà disponible
🖍️ À venir
📕 Chapitre 1 — Pourquoi le système nerveux reste-t-il bloqué en état d’alerte ?
Comprendre pourquoi notre cerveau peut rester mobilisé alors même que le danger appartient parfois au passé.
📕 Chapitre 2 — Les déclencheurs : pourquoi une odeur, une musique ou une sensation peuvent tout changer.
Découvrir comment certains fragments d’une expérience peuvent réactiver le système d’alerte, parfois plusieurs années plus tard.
🖍️ Chapitre 3 — Les croyances : comment le cerveau construit ses repères pour nous protéger.
Pourquoi deux personnes ayant vécu une expérience similaire peuvent développer des réactions très différentes.
🖍️ Chapitre 4 — Les stratégies d’évitement : quand la solution devient progressivement le problème.
Comprendre pourquoi éviter certaines situations procure un soulagement immédiat… mais entretient souvent le fonctionnement du système nerveux.
🖍️ Chapitre 5 — Les stratégies de contrôle : quand vouloir tout maîtriser devient épuisant.
Pourquoi le besoin de contrôler rassure à court terme, tout en maintenant parfois l’état d’alerte.
🖍️ Chapitre 6 — Pourquoi la volonté ne suffit pas.
Parce qu’il est difficile de lutter contre un mécanisme qui se déclenche avant même que nous ayons eu le temps de réfléchir.
🖍️ Chapitre 7 — Le cerveau peut apprendre… et il peut aussi réapprendre.
Découvrir pourquoi notre système nerveux conserve toute sa vie une remarquable capacité d’évolution.
🖍️ Chapitre 8 — Comment le cerveau met à jour ses apprentissages
Comprendre pourquoi certains automatismes persistent et comment l’EMDR et l’hypnose accompagnent le cerveau dans son processus naturel de réapprentissage.
🖍️ Chapitre 9 — Retrouver progressivement davantage de liberté.
Comment l’ensemble de ces mécanismes ouvre la voie vers un fonctionnement plus apaisé.
Explorer d'autres ressources
Si cet article vous a permis de mieux comprendre le fonctionnement du système nerveux, vous pouvez également découvrir :
🔗 Stress, anxiété : comprendre pourquoi le système d’alerte reste activé
🔗 Comment l’EMDR aide le cerveau à retrouver un fonctionnement plus régulé
🔗 Comment l’Hypnose thérapeutique peut vous permettre de retrouver le chemin de la liberté
🔗 Questions fréquentes : déroulement des séances, indications, téléconsultation, tarifs..
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Comprendre ce que nous vivons constitue souvent une première étape. Lorsque certaines difficultés s’installent durablement, il n’est pas toujours facile d’avancer seul. Un accompagnement personnalisé peut vous aider à retrouver progressivement davantage de liberté dans votre quotidien.
Nathalie RAVEAUD
Hypnothérapeute et praticienne EMDR à Villeurbanne, j'accompagne les adultes, les adolescents, les enfants et les familles confrontés à des difficultés de vie, qu'il s'agisse de stress, de traumatismes, de phobies, d'addictions, de difficultés émotionnelles ou d'autres problématiques qui limitent aujourd'hui leur liberté.
À travers les Ressources de Féliz', je partage la même démarche que celle qui guide mes accompagnements : comprendre avant d'agir. Parce que mettre du sens sur ce que nous vivons constitue souvent le premier pas vers une transformation durable.






